La vie en Espagne

Travailler en Espagne : le guide complet pour trouver un emploi en 2025

Sommaire

1. Pourquoi travailler en Espagne ?
2. Le marché de l'emploi en Espagne
3. Comment chercher un emploi en Espagne ?
4. Salaires et conditions de travail
5. Les démarches administratives pour travailler légalement
6. Quelles sont les exigences pour que les étrangers travaillent et vivent en Espagne ?
7. Travailler en Espagne en tant qu’expatrié français
8. Réussir son intégration sur le marché du travail espagnol
9. FAQ - Travailler en Espagne en 2025

Travailler en Espagne : le guide complet pour trouver un emploi en 2025

Travailler en Espagne - Madrid

Vous rêvez de vivre en Espagne, mais vous avez toujours entendu dire qu’y trouver du travail était compliqué ? Vous n’osez pas vous expatrier de peur de vous retrouver coincé au paradis sans emploi ? Notre dossier vous informe sur toutes les facettes du marché du travail espagnol : secteurs porteurs, compétences recherchées, régions dynamiques, conseils concrets pour réussir son intégration professionnelle de l’autre côté des Pyrénées, etc. Vous saurez tout sur le travail en Espagne et vous pourrez (enfin) vous lancer sans crainte d’échouer.

infographie horizontale travailler espagne

Pourquoi travailler en Espagne ?

Qualité de vie et climat professionnel

Nombreux parents au rythme de vie épuisant songent à quitter les grandes villes françaises pour l’Espagne. Trop de temps passé dans les embouteillages ou les transports et peu de distractions sont souvent à la source de leur besoin de changement.

L’Espagne a la réputation de proposer un quotidien plus détendu et une qualité de vie exceptionnelle. Et, cette réputation n’est pas usurpée. Selon le site participatif Numbeo.com, qui compare qualité et coût de la vie dans tous les pays du monde, l’Espagne bénéficie d’un excellent indice de qualité de vie : 178, 16. En France, il est de 153, 08.

Météo clémente, loisirs en extérieur, coût de la vie nettement plus bas (27,8 % plus bas qu’en France), etc. Ces réalités changent la vie.

Les dernières données récoltées par Numbeo auprès des habitants espagnols nous apprennent qu’une famille de quatre personnes dépense environ 2 360 € / mois sans compter son loyer. Ceux-ci sont inférieurs d’en moyenne 11, 5 % aux loyers français. Les chiffres sont éloquents. Si vous trouvez un bon travail en

Espagne, vous gagnerez au change.

Travailler en Espagne - la rioja

On dit aussi du monde du travail espagnol qu’il est moins rigide. Les horaires de travail sont souvent flexibles, à cause de la chaleur qu’il faut fuir, et il y a de nombreux jours fériés : 14 jours en moyenne contre 11 en France et ceux qui tombent en week-end sont officiellement reportés au lundi. Les travailleurs semblent ainsi pouvoir équilibrer plus facilement leur vie professionnelle et personnelle. La culture de la sieste et les longs déjeuners font également partie intégrante du mode de vie espagnol. Les pauses à mi-matinée et à l’heure du goûter sont sacrées.

En bref, la vie professionnelle n’est pas perçue comme une entrave, mais comme une composante de la vie quotidienne.

Si ces informations sur le monde du travail espagnol vous donnent envie d’acheter un appartement ou une maison en Espagne, contactez-nous. Nous avons des agences sur l’ensemble du territoire espagnol.

Opportunités pour les francophones

L’Espagne offre de nombreuses opportunités professionnelles pour les francophones, notamment dans des secteurs tels que le tourisme, le service client, le commerce international, la tech, l’éducation et l’immobilier. Des entreprises françaises implantées en Espagne, comme Renault, Decathlon et Danone, recherchent régulièrement des profils francophones pour des postes variés, allant du marketing à la gestion de projet .

Des plateformes spécialisées, telles que emploi-espagne.org, diffusent des offres d’emploi destinées aux Français et aux francophones, et organisent des salons de l’emploi dans les principales villes espagnoles . De plus, des sites comme Indeed et France Travail proposent régulièrement des offres adaptées aux francophones.

Le marché de l'emploi en Espagne

Plantons le décor : l’Espagne est la quatrième économie de l’Union européenne et elle est quatorzième au niveau mondial.

En 2008, lorsque la crise des subprimes éclate aux États-Unis, ses répercussions dévastent l’économie espagnole. Au côté d’autres pays comme la Grèce ou le Portugal, l’Espagne plonge dans une période sombre. Dans son cas, c’est l’éclatement de la bulle immobilière qui dérègle l’économie. Début 2009, le pays entre en récession. L’endettement explose, les salaires sont revus à la baisse. En 2012, quatre ans après le début de la crise aux États-Unis, le chômage atteint presque les 25 % de l’autre côté des Pyrénées. 55 % pour les moins de 25 ans.

Cette crise récente marque profondément les Espagnols et leur rapport à la vie professionnelle. Ils savent combien avoir un travail et le garder est essentiel.

Depuis, le pays s’est relevé.

Le marché du travail espagnol post-COVID

Au second trimestre 2023, l’économie espagnole a créé plus de 600.000 emplois. Son marché du travail n’a jamais été aussi dynamique. Autrement dit, c’est le bon moment pour tenter votre chance. Comment expliquer cette embellie ?

  • Le plan européen de relance et ses 70 milliards d’euros octroyés au royaume d’Espagne stimulent l’économie.
  • Le tourisme est très en forme. Les experts parient sur un chiffre record de 83 millions de touristes en 2023.
  • Injection de capitaux étrangers : selon les chiffres officiels du Gouvernement, 34 milliards d’euros de capitaux étrangers ont été investis en Espagne en 2022. C’est le chiffre le plus élevé depuis 1993. Les États-Unis sont en première place avec 27,7 % du total. Ils sont suivis par le Royaume-Uni (17,8 %) puis par l’Allemagne (14 %) et enfin par la France avec 10 % de l’investissement étranger.

Alors que la France vise une croissance de moins de 1 % en 2023, celle de l’Espagne devrait atteindre 2,5 % selon le FMI.

Attention tout de même, en Espagne, le chômage est plus élevé qu’en France. 11, 6 % pour les Espagnols (contre 7,2 % en France) et près de 20 % pour les étrangers au second trimestre 2023, selon l’INE, L’Institut national des statistiques. Il ne faut donc pas prendre ce sujet à la légère. Trouver un emploi en Espagne, ce n’est pas si facile.

Travailler en Espagne -évolution du taux de chomage

Source : INE, évolution du taux de chômage depuis 2020

Les secteurs qui recrutent en 2025

L’économie espagnole ayant connu une croissance soutenue ces dernières années, il existe en ce moment des opportunités dans divers secteurs et pas uniquement dans celui du tourisme comme on le croit encore trop souvent.

Selon Adecco, le leader mondial en Ressources Humaines, voici la répartition des offres d’emploi par secteur : les services concentrent un peu moins de 63 % des offres d’emploi, l’industrie 23,5 %, les nouvelles technologies 8 %, la construction 3,4 % et l’agriculture un peu plus de 2 %.

Le bilinguisme est apprécié sur le marché du travail espagnol

Avant d’entrer dans le détail des secteurs les plus dynamiques en Espagne, vous devez prendre conscience qu’il existe des liens anciens et profonds entre la France et l’Espagne. Des liens historiques, des liens commerciaux. Notre frontière commune a favorisé ces échanges. Nombreuses sont les entreprises espagnoles axées sur le marché français. Et, vice-versa.

Les expatriés français avec des compétences linguistiques en espagnol et en français sont ainsi très recherchés par les entreprises espagnoles ayant des liens avec le marché francophone. Cette maîtrise des deux langues ouvre des portes dans les domaines du commerce international, du tourisme, de la tech, de la communication (relations publiques, événementiel) mais également de l’immobilier par exemple.

Le fait d’être Français, peut être un atout. Valorisez-le.

Technologie : le secteur explose en Espagne

Barcelone et Madrid sont désormais des hubs technologiques de premier ordre. Les deux plus importantes villes d’Espagne attirent des entrepreneurs et des talents du monde entier. Les start-up espagnoles dans les domaines de la technologie, de la santé numérique, des FinTech (la technologie financière) et des énergies renouvelables se développent aussi rapidement, mais il y a un manque de professionnels compétents. Les expatriés français avec des connaissances en développement web, programmation, intelligence artificielle et dans les autres domaines technologiques sont très demandés dans ces centres d’innovation.

En 2023, selon le rapport de l’IDC (International Data Corporation), l’Espagne investira 58 milliards d’euros dans ce secteur. C’est 4,4 % de plus qu’en 2022.

Tourisme et hôtellerie : un secteur historiquement porteur

Le tourisme est un pilier économique en Espagne, offrant une multitude d’opportunités dans l’hôtellerie, la restauration, le marketing touristique et les services aux voyageurs. Les expatriés français ayant de l’expérience dans ces domaines peuvent trouver des emplois dans les stations balnéaires populaires, sur la côte méditerranéenne, dans les îles, dans les villes historiques et dans l’ensemble des destinations touristiques prisées. La maîtrise du français, de l’espagnol et de l’anglais sera un plus. En 2023, l’hôtellerie espagnole aura proposé 14 200 chambres de plus, selon Hosteltur (le leader de l’information touristique à destination des professionnels du secteur en Espagne). Elle aura fait entrer près de 18 milliards d’euros dans ses caisses, selon l’Observatoire Sectoriel de DBK, le spécialiste des études concurrentielles qui monitore 600 secteurs en Espagne et au Portugal.

Commerce international : l’Espagne au cœur des échanges commerciaux

L’Espagne est un acteur majeur du commerce international en raison de son emplacement stratégique en Europe et de ses principaux ports. Les expatriés français avec des compétences en commerce international, logistique, gestion des exportations et des importations trouveront de nombreuses opportunités d’emploi dans ce secteur.

En 2022, les exportations espagnoles ont dépassé les 389 millions d’euros, leur maximum historique.

Travailler en Espagne -exportation et importation de biens

Source : ministère de l’Industrie

Légende : Exportations (en vert) et importations (en bleu)

L’immobilier a le vent en poupe

L’immobilier est un secteur extrêmement dynamique en Espagne.

En 2022, les étrangers ont été responsables de près de 19 % des transactions immobilières réalisées sur l’année. Parler plusieurs langues est un atout dans l’immobilier.

J’achète en Espagne et recrute régulièrement des agents immobiliers francophones.

Différences entre les régions (Madrid, Barcelone, Valence…)

Travailler en Espagne - Barcelone

Le marché du travail espagnol varie fortement selon les régions. Chaque grande ville présente ses atouts, ses secteurs phares et ses spécificités en matière d’emploi.

À l’échelle des communautés autonomes, voici ce qu’il faut retenir selon le rapport Adecco de 2022.

  • La Communauté de Madrid, la Catalogne et le Pays basque concentrent près de 56 % de l’offre d’emploi au niveau national.
  • Si on ajoute l’Andalousie et la Communauté Valencienne, on obtient 70 % de l’offre.

Quelles villes embauchent le plus ?

Concernant les villes, le clásico Madrid/Barcelone est évidemment en tête :

  • Madrid concentre 24 % des offres.
  • Barcelone, 17,8 %.
  • Bilbao, 4,8 %.
  • Valence, 4,1 %.

Notre conseil : ciblez la bonne ville au regard de ce que vous recherchez. Il sera plus simple de trouver du travail dans le tourisme, l’hôtellerie et la restauration sur les côtes, dans les îles et dans les grandes villes, plutôt qu’au centre de l’Espagne. Par ailleurs, les plus grandes villes sont souvent plus ouvertes à l’embauche d’étrangers.

Travailler en Espagne - top 3 des villes qui embauchent le plus

Données : Adecco

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Contrats, CDI, CDD, auto-entrepreuneuriat

Le marché de l’emploi espagnol a connu de nombreuses réformes ces dernières années, avec un objectif clair : limiter la précarité, réduire les abus liés aux contrats temporaires et favoriser l’embauche durable. En tant qu’expatrié francophone, il est essentiel de connaître les différentes formes de contrat pour mieux négocier vos conditions de travail.

Avoir une bonne connaissance du marché de l’emploi espagnol vous aidera à négocier votre contrat et à connaître vos droits et vos responsabilités en tant qu’employé.

  • Les CDI sont prioritaires (ils seraient en hausse de 12 % pour 2023 selon le ministère du Travail).
  • En cas de violation des droits au travail, les travailleurs ont accès à un système judiciaire robuste et à des organismes tels que l’Inspection du Travail pour porter plainte et demander réparation. Ces mécanismes garantissent que les droits fondamentaux des travailleurs sont respectés et protégés sur le lieu de travail en Espagne.

En ce qui concerne l’entrepreunariat, depuis la fin de la pandémie du COVID-19, le climat entrepreneurial est favorable en Espagne. Le pays a allégé les formalités administratives, les investissements sont nombreux, l’entrepreneuriat incité.

En mai 2023, le Gouvernement a ainsi voté une aide de 98,5 millions d’euros pour financer les PME, les entreprises technologiques et les jeunes entrepreneurs. Il est bien décidé à faire entrer le pays dans la modernité et joue franchement la carte de l’innovation.

La loi sur les start-up

La loi sur les start-up promulguée au lendemain de la pandémie, en 2022, aspire à promouvoir l’émergence et l’installation de start-up étrangères en Espagne. Par ailleurs, elle simplifie considérablement le processus de création d’entreprise et propose un large éventail d’incitations fiscales aux entreprises, aux investisseurs et aux travailleurs des start-up.

  • Le taux d’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu des non-résidents est réduit de 25 % à 15 % sur quatre ans.
  • Les stock-options bénéficient d’une exonération fiscale augmentée.
  • Pour attirer les talents étrangers, l’Espagne a mis en place un régime fiscal avantageux destiné aux dirigeants, salariés expatriés, investisseurs ou encore nomades digitaux. Ce dispositif permet de bénéficier d’une imposition réduite à 24 % pendant 6 ans, sous certaines conditions. Il vise à faciliter l’installation de profils qualifiés venus travailler ou entreprendre en Espagne, tout en rendant le pays plus attractif à l’international.

Pour savoir si votre entreprise est éligible, tournez-vous vers l’Empresa Nacional de Innovación. C’est l’organe qui centralise les demandes des entreprises.

Comment créer son entreprise en Espagne ?

Vous êtes entrepreneur et vous souhaitez créer votre entreprise en Espagne ? Voici les étapes par lesquelles vous devrez passer :

  1. Obtenir votre numéro NIE, le Numéro d’Identité des Étrangers (nous vous dirons comment faire un peu plus bas dans cet article). Sans lui, aucune autre démarche ne sera possible.
  2. Rédiger les statuts de votre société avec l’aide d’un avocat.
  3. Obtenir votre NIF (Numéro d’Identification Fiscale) auprès de la Agencia Tributaria (les impôts en Espagne) pour payer vos taxes et vos impôts.
  4. Ouvrir un compte bancaire d’entreprise.
  5. Enregistrer l’entreprise auprès du Registre du Commerce (Registro Mercantil).
  6. Inscrire la société à la Sécurité sociale.

Travailler comme indépendant (autónomo)

En Espagne, le statut d’autónomo correspond à celui de travailleur indépendant ou freelance. Il permet d’exercer une activité professionnelle de manière autonome, sans lien de subordination avec un employeur. Ce statut est très répandu dans le pays, notamment dans les secteurs du digital, du commerce, de la restauration, ou encore des services à la personne.

Pour exercer légalement en tant qu’autónomo, il faut :

  1. S’inscrire à la Sécurité sociale espagnole (Seguridad Social) en tant que travailleur indépendant.
  2. S’enregistrer auprès de l’administration fiscale (Agencia Tributaria), notamment pour obtenir un numéro d’identification fiscale (NIF) et déclarer son activité.
  3. Choisir un code d’activité économique (IAE) correspondant au secteur exercé.

Les démarches peuvent se faire en ligne ou directement auprès des administrations concernées, souvent avec l’aide d’un gestor (professionnel de la gestion administrative) pour faciliter les formalités.

Le statut d’autónomo est aussi une solution flexible pour les expatriés, les entrepreneurs ou les travailleurs en télétravail installés en Espagne. Il permet d’exercer une activité tout en résidant légalement dans le pays, à condition de respecter les obligations locales. De nombreuses plateformes et espaces de coworking proposent d’ailleurs des services dédiés pour accompagner les freelances étrangers dans leurs démarches.

Digital nomad : le nouveau statut qui change la donne

Le fondateur du site Internet Nomad List, le réseau social des nomades digitaux, projette qu’1 milliard de travailleurs “migrateurs” pourraient parcourir le monde d’ici à 2035.

La pandémie du COVID-19 a changé la donne et profondément modifié la vie professionnelle. Les travailleurs détachés ou les free-lances qui peuvent travailler de n’importe quel endroit du globe se multiplient. Une réunion sur Zoom, des logiciels de gestion de projets et des plateformes de chat internes permettent de maintenir le lien entre les travailleurs et les entreprises.

Au lendemain de la pandémie, l’Espagne a pris conscience de ses atouts et a ainsi mis en place un visa spécial pour digital nomads. Il est entré en vigueur en 2023 et vous trouverez toutes les informations nécessaires à votre demande de visa dans ce document officiel.

Comment chercher un emploi en Espagne ?

Travailler en espagne - digit nomads

Trouver un emploi en Espagne demande anticipation et persévérance, toutefois plusieurs pistes s’offrent à vous afin de maximiser vos chances.

Pistes conventionnelles

Ne négligez pas les pistes conventionnelles.

Contactez les entreprises françaises et internationales

Pensez à envoyer des candidatures spontanées aux entreprises françaises et internationales installées en Espagne. En voici une liste non exhaustive :

  • Sanofi
  • Havas
  • Carrefour
  • Elis
  • Yves Rocher
  • Pierre Fabre
  • Danone
  • Veolia
  • Atos
  • Amazon
  • Facebook
  • E-dreams
  • King
  • Volkswagen

Les réseaux sociaux et les plateformes de recherche d’emploi

  • Ne négligez pas LinkedIn et les sites similaires. Ce sont des plateformes très efficaces. Soyez constant, et commencez à démarcher en amont de votre départ. Il vous faudra “réseauter” avant votre arrivée et une fois sur place. Rejoignez des groupes professionnels, assistez à des événements pour nouer des contacts dans le secteur qui vous intéresse.
  • Les groupes d’entraides sur Facebook sont des mines d’informations, d’échanges, de bons plans et, parfois, d’offres d’emploi. Pensez-y.
  • Les plateformes comme Monster, Indeed, ou Infojobs publient des annonces en Espagne. Créez votre profil et commencez à postuler.

Salaires et conditions de travail

Niveau de rémunération selon les métiers

Le marché du travail espagnol reste marqué par une forte disparité salariale selon les secteurs et les régions. En 2025, le salaire minimum interprofessionnel (SMI) s’élève à 1 381 € bruts par mois sur 14 mois, soit environ 1 615 € bruts sur 12 mois. Cela reste nettement inférieur au SMIC français (1 801,80 € bruts sur 12 mois), mais le coût de la vie en Espagne est globalement plus bas, en particulier en dehors des grandes métropoles.

Depuis 2018, l’Espagne a connu une revalorisation de 47 % de son salaire minimum, contre moins de 17 % en France sur la même période. Ces hausses successives sont principalement dues à la politique sociale menée par le gouvernement de Pedro Sánchez, avec l’objectif de préserver le pouvoir d’achat des plus modestes face à l’inflation.

Rémunérations moyennes par secteur (brut mensuel estimé) :

  • Technologies de l’information (IT) : 2 500–4 000 €
  • Ingénierie / Industrie : 2 200–3 500 €
  • Marketing / Communication : 1 800–2 800 €
  • Tourisme / Restauration : 1 300–1 800 €
  • Santé (infirmiers, médecins) : 2 000–4 000 €
  • Enseignement : 1 600–2 400 €
  • Administration / Support : 1 300–2 000 €

Dans certains secteurs en tension comme la tech, les salaires se rapprochent de ceux proposés en France, voire les dépassent dans les grandes villes. En revanche, dans l’hôtellerie ou le commerce de détail, ils restent plus bas mais compensés par un cadre de vie plus accessible.

Temps de travail, congés, jours fériés

En Espagne, la durée légale du travail est fixée à 40 heures par semaine, avec un maximum de 8 heures par jour. La loi impose également un repos de 12 heures consécutives entre deux journées de travail.

Les salariés ont droit à 30 jours calendaires de congés payés par an, ce qui équivaut à environ 22 jours ouvrés. Ces congés peuvent être répartis selon les besoins, mais l’été reste la période la plus courante pour les prendre.

Le pays compte également 14 jours fériés par an :

  • 8 jours fériés nationaux, fixes dans toute l’Espagne
  • 4 jours fériés régionaux, choisis par chaque communauté autonome
  • 2 jours fériés locaux, déterminés par les municipalités

Cela signifie que le nombre et les dates de jours fériés peuvent varier selon la région où vous vivez.

Le télétravail s’est démocratisé depuis la pandémie, notamment dans les entreprises internationales et du secteur technologique. Toutefois, il reste moins répandu qu’en France dans les secteurs plus traditionnels.

Le chômage en Espagne

Quelles sont les conditions pour bénéficier du chômage de l’autre côté des Pyrénées ?

  • Être affilié à la Sécurité sociale.
  • Être officiellement et légalement sans emploi.
  • Chercher activement du travail.
  • Avoir cotisé au moins 360 jours durant les six ans précédant la période de chômage.
  • Une personne qui a émigré, mais qui a payé des cotisations de chômage pendant les six années précédant la date d’émigration, peut également recevoir des allocations, à condition qu’elle n’en perçoive pas dans son pays d’origine.
  • Les personnes qui ont pris un congé maladie volontaire ou qui ont démissionné de leur emploi n’ont pas accès au chômage.

Le montant de l’allocation de chômage dépend des cotisations. Le plus courant est de recevoir 70 % pendant les six premiers mois de chômage, 50 % ensuite.

Égalité au travail et droits des travailleurs

La loi espagnole interdit explicitement la discrimination fondée sur l’âge, le sexe, la race, la religion, l’orientation sexuelle. Les employeurs sont tenus de combattre la discrimination et le harcèlement au travail. Les entreprises espagnoles de plus de 50 employés doivent établir des plans d’égalité, visant à éliminer les inégalités de genre.

En Espagne, comme en France, tous les travailleurs ont accès au droit à la formation et aux prestations de la Sécurité sociale.

  • Depuis 2012, en Espagne, tout travailleur ayant un an d’ancienneté dans une entreprise, a officiellement le droit à 20 heures de formation. Et, cela, chaque année.
  • Les travailleurs cotisent à la Sécurité sociale et ont ainsi le droit à différentes prestations : congé maternité (16 semaines, l’un des plus longs d’Europe), congé paternité (16 semaines), chômage et protection de l’emploi, retraite, soins de santé, congés payés (6 semaines par an, soit 2,5 jours ouvrables par mois).

Coût de la vie vs salaires

Il est essentiel d’évaluer le rapport entre le coût de la vie et les salaires espagnols. Globalement, les salaires en Espagne sont plus bas qu’en France, mais cette réalité est à nuancer. Le coût de la vie y est aussi significativement inférieur, ce qui permet un pouvoir d’achat souvent équilibré, notamment dans les régions hors des grandes capitales.

Pour rappel, en 2025, le salaire minimum interprofessionnel (SMI) est fixé à 1 381 €/mois brut en Espagne contre 1 801,80 €/mois brut en France. Les salaires moyens tournent autour de 1 700 € à 2 000 € nets selon les régions et les secteurs d’activité, mais peuvent grimper bien au-delà dans la tech, l’ingénierie ou les postes bilingues/multilingues.

Les dépenses courantes (loyer, courses, restaurants, loisirs, transports) sont nettement plus abordables qu’en France, ce qui permet, même avec un salaire modeste, de mener une vie confortable, surtout en dehors de Madrid et Barcelone. Voici un tableau pour mieux visualiser les écarts :

Poste de dépense — Espagne 🇪🇸 / France 🇫🇷

  • Salaire minimum brut (2025) — 1 381 €/mois / 1 801,80 €/mois
  • Salaire moyen net — 1 700 à 2 000 €/mois / 2 300 à 2 600 €/mois
  • Loyer T2 en centre-ville — 700 à 950 €/mois / 1 300 à 1 800 €/mois
  • Abonnement transport mensuel — 40 à 60 € / 75 à 90 €
  • Repas au restaurant — 10 à 15 € / 20 à 30 €
  • Courses mensuelles (1 pers.) — 180 à 250 € / 300 à 400 €

De cette manière, malgré des salaires plus faibles, le niveau de vie est équilibré grâce à un coût de la vie plus bas. Les expatriés bénéficiant de revenus étrangers ou de salaires français tout en vivant en Espagne profitent d’un excellent pouvoir d’achat. À l’inverse, un local payé au SMIC espagnol pourra vivre décemment, mais avec un budget limité dans les grandes villes.

Les démarches administratives pour travailler légalement

NIE, sécurité sociale, inscription au padrón

Cet article n’a pas pour objet de faire le point sur l’ensemble des démarches administratives à effectuer pour s’expatrier, mais il est important d’évoquer brièvement les impondérables.

Les citoyens de l’Union européenne n’ont pas besoin de visa pour travailler en Espagne. C’est une bonne nouvelle. Cela facilitera grandement la concrétisation de votre projet.

Pour commencer une nouvelle vie professionnelle dans le pays de Picasso, vous devrez obtenir votre NIE, le Numéro d’Identification des Étrangers. C’est le sésame sans lequel les portes du pays resteront fermées. Pour savoir comment en faire la demande, lisez notre fiche pratique : "Comment faire le NIE ?".

Vous devrez aussi obtenir un numéro de Sécurité sociale, mais il vous sera attribué automatiquement dès que vous signerez un contrat de travail. Si vous devez vous en occuper en amont, voici les étapes à suivre :

  • Préparer les documents nécessaires : carte d’identité ou passeport en vigueur (et sa photocopie), contrat de location ou acte de propriété (et sa photocopie), contrat de travail si vous en avez un, NIE.
  • Remplir le formulaire TA1.
  • Rendez-vous dans une agence de la Sécurité sociale (liste des agences disponible ici).

Ces démarches peuvent s’effectuer en ligne, mais vous devrez disposer d’un accès personnel numérique pour pouvoir le faire.

Autre étape indispensable : l’inscription au “padrón municipal”, le registre des habitants de votre commune de résidence. C’est un document administratif nécessaire pour accéder à certains droits : soins de santé publics, scolarisation des enfants, démarches fiscales, obtention de la carte de résident, etc.

L’inscription se fait à la mairie (ayuntamiento) de votre lieu de résidence. Il faut généralement présenter :

  • une pièce d’identité en cours de validité,
  • un justificatif de domicile (contrat de location, acte de propriété ou attestation d’hébergement),
  • et, parfois, une copie de votre NIE.

Une fois inscrit, vous recevrez un certificat d’empadronamiento, souvent exigé pour toutes les autres démarches officielles. L’inscription est gratuite et doit être renouvelée tous les 2 à 5 ans selon votre situation.

Quelles sont les exigences pour que les étrangers travaillent et vivent en Espagne ?

Citoyens de l’Union Européenne

Si vous venez d’un pays de l’Union européenne, comme la France, le processus de déménagement en Espagne pour le travail et la résidence est relativement simple. En raison des réglementations simplifiées au sein de l’Union européenne, tout ce dont vous avez besoin est un NIE (Número de Identificación de Extranjero). Ce numéro est attribué aux ressortissants étrangers en Espagne et permet de faciliter les transactions légales et financières en Espagne comme l’emploi ou l’achat de biens immobiliers.

Citoyens non-européens

Pour ceux qui viennent de l’extérieur de l’UE, les démarches pour travailler et vivre en Espagne sont plus complexes. Vous devez obtenir un visa de travail avant d’entrer dans le pays à des fins d’emploi. Ce visa doit être demandé dans votre pays d’origine et implique généralement de sécuriser une offre d’emploi d’un employeur espagnol qui peut fournir le parrainage nécessaire.

Étapes à suivre

  1. Recherchez le type spécifique de visa adapté à votre travail ou séjour en Espagne.
  2. Sécurisez un emploi : Assurez-vous d’avoir une offre d’emploi ou un projet commercial en cours.
  3. Demandez le NIE : Les ressortissants de l’Union européenne et des pays hors UE ont tous besoin de cette identification pour les activités quotidiennes.
  4. Rassemblez les documents : Préparez-vous avec des contrats de travail, des pièces d’identité et d’autres documents légaux.
  5. Vérifiez les exigences supplémentaires : Selon la nature de votre travail ou séjour, vous pourriez devoir remplir des critères supplémentaires.

Fiscalité des résidents

Si vous désirez travailler en Espagne, ne prenez pas le volet fiscal à la légère. Vous devez maîtriser quelques notions avant de vous lancer.

Foyer fiscal et résidence fiscale

La notion de foyer fiscal n’existe pas en Espagne. Cela veut dire que si vous êtes marié et que vous déclarez vos impôts ensemble en France, chacun devra se charger de sa déclaration en Espagne. Ensuite, vous devez impérativement déterminer dans quel pays est situé votre résidence fiscale. Voici la règle qui s’applique :

  • Si vous vivez plus de 183 jours par an (cumulés) en Espagne, vous êtes résident fiscal en Espagne.
  • Si vos intérêts familiaux et/ou professionnels sont en Espagne, aussi.
  • Si ce n’est pas le cas, vous restez résident fiscal en France.

Attention, au cas où votre époux(se) et vous n’avez pas la même résidence fiscale, vous vous exposez à des difficultés. Tournez-vous vers un fiscaliste spécialisé en France ou en Espagne afin de faire la lumière sur les démarches à faire pour être en règle de chaque côté de la frontière. Pour obtenir des recommandations sur des professionnels de confiance, contactez-nous.

Quels impôts paie-t-on lorsqu’on travaille en Espagne ?

  • Si vous travaillez en Espagne, vous serez automatiquement résident fiscal espagnol. À moins d’avoir un statut spécifique ou de ne travailler en Espagne que ponctuellement. Vous devrez donc vous acquitter de l’IRPF, l’Impôt sur le revenu des personnes physiques. Il fonctionne par tranches, comme en France. Sur ce sujet, lisez attentivement notre fiche pratique : "L’impôt sur le revenu des personnes physiques en Espagne".
  • Si vous restez résident fiscal en France, vous devrez vous acquitter de l’IRNR, l’Impôt sur le revenu des non-résidents. Vous ne paierez donc des impôts que sur les revenus perçus en Espagne. Pour en savoir plus sur la fiscalité pour les non-résidents, lisez notre article : "Dossier spécial fiscalité : les 5 impôts incontournables du non-résident"

Travailler en Espagne en tant qu’expatrié français

Travailler pour une entreprise française implantée

Une autre voie pour travailler en Espagne consiste à rejoindre une filiale ou succursale d’une entreprise française implantée localement. De nombreuses sociétés françaises, notamment dans les secteurs de la distribution, du BTP, de l’hôtellerie, ou des services numériques, sont présentes sur le territoire espagnol.

Travailler dans ce type de structure présente plusieurs avantages :

  • Vous êtes souvent entouré de collègues francophones, ce qui facilite la transition culturelle.
  • Les processus internes sont plus proches de ceux que l’on connaît en France, ce qui peut rassurer au départ.
  • Vous pouvez parfois bénéficier d’un contrat français détaché ou d’un contrat local avec certains avantages issus du groupe d’origine.

Cependant, il est essentiel de bien vérifier le type de contrat proposé (français ou espagnol), les conditions salariales, et les prestations sociales associées, car ces éléments peuvent varier fortement d’un cadre à l’autre.

Les erreurs à éviter pour une intégration réussie

S’expatrier et travailler en Espagne peut être une expérience très enrichissante, à condition d’éviter certains pièges courants :

Négliger l’apprentissage de l’espagnol

Même si certaines entreprises fonctionnent en anglais ou en français, maîtriser l’espagnol reste un atout essentiel pour s’intégrer à l’équipe, comprendre la culture d’entreprise et nouer des relations professionnelles durables.

Penser que le marché du travail fonctionne comme en France

Le marché espagnol a ses particularités : contrats temporaires fréquents, importance du réseau (le «enchufe»), ou encore salaires souvent inférieurs à ceux pratiqués en France. Une bonne compréhension du contexte local évite les déceptions.

Oublier de régulariser sa situation administrative

Certaines démarches sont obligatoires et parfois longues : demande de NIE, inscription à la Seguridad Social, ouverture d’un compte bancaire espagnol… Ne pas s’en occuper à temps peut bloquer la signature d’un contrat ou le versement d’un salaire.

Se limiter à la communauté française

Si rester entre Français peut rassurer au départ, s’ouvrir à la culture espagnole (événements locaux, collègues hispanophones, vie de quartier) est un vrai levier d’intégration professionnelle et personnelle.

Sous-estimer le choc culturel au travail

Même si l’Espagne est un pays voisin, certaines différences professionnelles peuvent surprendre : rapport au temps, communication indirecte, poids de la hiérarchie ou encore gestion des conflits. Être ouvert, observateur et adaptable est essentiel pour bien s’intégrer.

Réussir son intégration sur le marché du travail espagnol

Apprendre l’espagnol et avoir des connaissances sur le pays

Apprenez l’espagnol. Il vous sera plus difficile de trouver un emploi si vous n’êtes pas à l’aise avec la langue. Bien que de nombreux Espagnols parlent anglais, celle-ci n’est pas la langue de prédilection dans la vie professionnelle. Sauf si vous cherchez un emploi dans le secteur touristique ou dans le commerce bien entendu. La connaissance de la langue facilitera la communication au travail et sera une preuve de votre engagement envers l’Espagne et sa culture.

Karim Joutet est un jeune Français professeur d’espagnol qui a créé une école de langue digitale à la méthode innovante. Nous lui avons consacré une interview : "Entretien avec Karim Joutet, fondateur de l’école en ligne Espagnol pas à pas".

Notre conseil : commencez votre formation avant de monter dans l’avion pour vous installer.

Si vous envisagez de travailler en Catalogne, il est aussi recommandé d’avoir des notions de catalan. Si c’est le Pays Basque qui a vos faveurs, ne négligez pas d’apprendre le basque. Ce sont les deux seules communautés autonomes où la connaissance de la langue régionale sera un vrai plus.

Ce dossier rédigé par le ministère du Travail vous sera utile. Il a été rédigé pour les expatriés et reprend les fondamentaux de l’histoire et de la culture espagnoles. Par ailleurs, notre article : "Vivre en Espagne, le guide complet" vous donnera, lui aussi, de nombreuses informations sur la vie qui vous attend de l’autre côté des Pyrénées.

Un CV à jour et une lettre de motivation

Votre CV, rédigé en espagnol évidemment, doit faire la différence. Mettez en avant vos compétences et vos expériences professionnelles pertinentes pour le marché espagnol, soulignez votre bilinguisme ou votre plurilinguisme et votre capacité à travailler dans un environnement multiculturel. Faites une force de votre différence.

N’oubliez pas non plus d’écrire une lettre de motivation honnête, qui reflète votre parcours et vos désirs professionnels.

Vous avez enfin trouvé un emploi en Espagne ? Félicitations ! Il ne vous reste plus qu’à y dénicher la maison de vos rêves. J’achète en Espagne est un réseau spécialisé dans l’immobilier pour les francophones. Prenez rendez-vous en ligne avec notre équipe, elle saura vous conseiller et pourra lancer votre recherche immédiatement.

FAQ – Travailler en Espagne en 2025

Quels métiers sont accessibles sans diplôme ?

Des postes dans la restauration, le nettoyage, la logistique ou les centres d’appels sont souvent accessibles sans diplôme. Parler espagnol reste un vrai plus, même pour ces emplois.

Quel métier faire en Espagne pour un Français ?

Les expatriés français en Espagne doivent viser les métiers suivants : l’enseignement du français, le tourisme, l’informatique et le secteur de la tech, l’immobilier et l’emploi dans des entreprises françaises ou des multinationales installées en Espagne.

Est-ce facile de trouver un travail pour un Français en Espagne ?

Il est plus simple qu’avant de trouver un emploi en Espagne quand on est Français, car l’économie espagnole est dans une période de forte croissance. Les villes dans lesquelles l’on embauche le plus restent Madrid, la capitale, et Barcelone, la seconde ville la plus importante du pays. Le bilinguisme est valorisé.

Est-ce qu’un Français peut travailler en Espagne?

Oui, bien entendu. Les Français ont le droit de travailler en Espagne, et cela, sans visa, car ils font partie de l’Union européenne. Cependant, ils doivent s’enregistrer auprès des autorités espagnoles pour obtenir un Numéro d’Identification des Étrangers (NIE) et déclarer leurs revenus espagnols.

Quels sont les métiers les mieux payés en Espagne ?

Les métiers liés à la médecine, à l’ingénierie, à la finance, à l’informatique, au droit, à la gestion et à la haute direction ont tendance à proposer des salaires plus élevés. Cependant, les salaires en Espagne sont souvent inférieurs à ceux de certains autres pays européens.

Quel est le salaire moyen d’un Espagnol ?

Le salaire moyen en Espagne varie en fonction de la région et du secteur d’activité. En général, le salaire moyen brut mensuel se situe autour de 2095 euros, mais il est souvent plus élevé dans les grandes villes comme Madrid et Barcelone.

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