
Portée par un boom touristique (94 millions de vacanciers en 2024) et des rendements élevés, la location touristique en Espagne connaît un tournant décisif en 2025. Nouvelles obligations nationales, contrôles renforcés, pouvoirs accrus pour les copropriétés et lourdes sanctions en cas de non-respect des règles. Découvrez dans ce guide tout ce qui change en 2025 pour la location touristique en Espagne.

La location touristique, c’est la mise à disposition de logements meublés pour de courtes durées (31 jours maximum), la plupart du temps pour des vacanciers. Pour être en règle, le propriétaire doit faire une demande de licence auprès de la mairie.
Après un boom spectaculaire du secteur (+15 % de logements touristiques légaux en 2024 selon l’INE, soit un total de 400 000 logements touristiques) et une explosion de la fraude, les autorités espagnoles durcissent fortement la réglementation en 2025 pour protéger les résidents et limiter la spéculation.
Pour bien comprendre les enjeux de cette réglementation, il faut garder en tête que l’Espagne est un État décentralisé : chaque communauté autonome (17 au total) fixe ses propres règles quant à la location touristique(et à bien d’autres sujets). Des règles souvent renforcées par des arrêtés municipaux. Cela explique que les conditions d’obtention d’une licence, les normes de sécurité ou les restrictions varient fortement d’une région à l’autre.
En janvier 2025, une plateforme nationale centralisée, le Guichet Unique Numérique (Ventanilla Única Digital de Arrendamientos) a été créée pour :
À partir de juillet 2025, l’inscription sur ce registre est obligatoire pour tous les propriétaires, en plus de l’obtention de la licence régionale. Attention, cela n’exempte pas les propriétaires de faire leur demande de licence au niveau régional.
Un point très important, depuis 2025, les communautés de propriétaires peuvent interdire ou restreindre la location touristique dans un immeuble par un vote à la majorité des 3/5.
Elles peuvent aussi :
Notre conseil : vérifiez systématiquement le règlement de copropriété avant d’investir ou de mettre votre bien en location, cela pourrait vous éviter de nombreux problèmes coûteux par la suite.

Il existe autant de réglementations concernant la location touristique que de communautés autonomes. 17 donc. Mais voici ce que vous pourriez retenir et qui concerne les zones les plus prisées pour ce type d’activité en 2025 :
Pour encadrer de plus près la location touristique, l’Espagne exerce désormais une pression accrue sur les plateformes comme Airbnb.
Elles sont tenues de :


Nous l’avons évoqué, chaque région impose ses propres critères quant à l’obtention de la licence touristique : surface minimale, type de bâtiment, normes de sécurité, quotas, restrictions de zone, etc. Il est donc absolument essentiel de se renseigner auprès de la mairie de la ville dans laquelle est situé votre bien. Les spécialistes de J’achète en Espagne sauront vous orienter et vous conseiller pour choisir la zone la plus adaptée à votre projet.
Bien que chaque communauté autonome dispose de sa propre réglementation, les documents à fournir pour l’obtention d’une licence touristique sont toujours plus ou moins les mêmes.
Chaque propriétaire qui dépose une demande de licence touristique doit ajouter à son dossier une déclaration responsable, un engagement écrit à respecter la réglementation.
Une fois la licence obtenue, les autorités régionales délivrent un numéro d’enregistrement. Il doit être affiché sur toutes les annonces postées en ligne pour la location du logement.
La licence touristique n’est pas gratuite, mais les frais sont généralement peu élevés.
Il faut s’y attendre car cela peut arriver : certaines régions exigent une visite technique avant la validation de la licence touristique.
La vraie nouveauté est ici, vous l’aurez compris. Désormais, une fois la licence obtenue au niveau régional, il faut donc s’enregistrer auprès du Guichet Unique Numérique. Cela sera rendu obligatoire à partir du mois de juillet 2025.
Pour cela, le propriétaire devra suivre les étapes suivantes :
Attention, il faudra renouveler l’enregistrement chaque année.
Ce nouveau registre permettra donc aux autorités de suivre en temps réel l’activité de chaque bien.
Pour aller plus loin sur la licence touristique en Espagne, consultez notre article.

Malgré un durcissement radical des réglementations en 2025, investir dans la location touristique en Espagne reste un placement lucratif, à condition de bien choisir la zone dans laquelle vous comptez exercer cette activité et de respecter scrupuleusement les normes en vigueur. Besoin d’un accompagnement personnalisé pour sécuriser votre investissement et pérenniser votre activité ? Contactez nos conseillers spécialisés en investissement locatif. Ils sauront vous guider à chaque étape : étude de faisabilité, démarches administratives, fiscalité, gestion locative.
C’est un logement meublé, loué à des fins lucratives, de manière répétée, pour de courtes durées (jusqu’à 31 jours), souvent via des plateformes en ligne.
Oui, la licence touristique est impérative dans toutes les régions d’Espagne. Louer sans licence expose à de lourdes amendes (jusqu’à 600 000 € en Catalogne) et à la suppression de vos annonces.
Le cadre réglementaire qui régule les locations touristiques est fortement renforcé en 2025.
Le logement doit être meublé, disposer des électroménagers de base (lave-linge, plaques, réfrigérateur, etc.), d’une connexion wifi, et le propriétaire doit fournir un numéro d’urgence au locataire.
Oui, depuis 2025, un vote à la majorité des 3/5 permet à la copropriété d’interdire ou de restreindre la location touristique dans l’immeuble. Les charges de copropriété peuvent aussi être majorées jusqu’à +20 %.
En Espagne, un propriétaire qui loue son bien aux touristes de manière illégale s’expose à d’importantes sanctions.
Les zones les plus restrictives sont la Catalogne et surtout Barcelone, les Îles Baléares, Madrid et Valence.
Oui, il est vivement conseillé de déléguer la gestion de sa location touristique à un professionnel pour naviguer dans la complexité administrative et fiscale, surtout si vous n’êtes pas résident.
Sources :