Le point sur les frais de notaire en Espagne : honoraires, registre de la propriété, gestoria, taxes d’achat, différences avec la France et budget à prévoir au moment de la signature, pour mieux anticiper les démarches.
Publié le
26/1/2026
- Mis à jour le
2/7/2026
Quand on parle de frais de notaire en Espagne, une confusion revient souvent. Beaucoup d’acheteurs français ou belges pensent que ce terme englobe, comme dans leur pays d’origine, l’ensemble des frais liés à un achat immobilier (environ 8% en France). Or, en Espagne, il faut distinguer deux notions.
D’un côté, il y a les honoraires du notaire. Ils sont encadrés par un barème national et représentent seulement une partie limitée du coût total de l’acquisition.
De l’autre, il y a les frais d’achat immobilier en Espagne dans leur ensemble. Ceux-ci incluent aussi les impôts, comme l’ITP pour un bien ancien ou la TVA et l’AJD pour un bien neuf, les frais d’inscription au Registre de la Propriété, ainsi que les honoraires de la gestoría.
La bonne nouvelle ? Les frais de notaire purs sont généralement bien plus faibles qu’en France ou en Belgique. En Espagne, ils représentent souvent une part réduite du prix du bien, même s’ils doivent toujours être intégrés dans votre budget global d’achat.
À titre indicatif, pour un bien vendu 200 000 €, les frais de notaire en Espagne représentent généralement entre 600 et 900 €. Pour un appartement de 350 000 € à Empuriabrava, l’estimation se situe entre 800 et 1 100 €.
Dans cette fiche, nous allons voir ce que comprennent réellement les frais de notaire en Espagne, qui les paie, comment les distinguer des autres frais d’achat, et comment estimer le montant à prévoir grâce à des exemples concrets.
Pourquoi faire appel à un notaire en Espagne ?
À savoir : en Espagne, tout citoyen peut demander un conseil juridique gratuit à un notaire. Celui-ci a un devoir d’impartialité et peut vous informer sur la portée d’un acte avant sa signature. En revanche, certains services notariaux sont payants, notamment lorsqu’ils donnent lieu à la rédaction, à la vérification ou à l’authentification d’un document officiel.
Vous pouvez notamment faire appel à un notaire en Espagne pour :
les actes liés à la vie personnelle et familiale : régime matrimonial, succession, héritage, testament ;
les opérations immobilières : achat ou vente d’un bien immobilier, construction neuve, signature d’un acte de vente ;
les hypothèques et prêts immobiliers ;
la création ou la modification d’une entreprise ou d’une société ;
les procurations, par exemple pour acheter ou vendre un bien à distance ;
les actes notariés et documents à authentifier ;
certaines médiations ;
des démarches administratives spécifiques, comme une demande de NIF.
Dans le cadre d’un achat immobilier en Espagne, le notaire intervient principalement au moment de la signature de l’acte authentique. Il vérifie l’identité des parties, formalise la vente et donne une valeur officielle à l’acte signé. En revanche, il ne remplace pas toujours l’accompagnement juridique complet dont un acheteur étranger peut avoir besoin avant de s’engager. Le rôle du notaire en Espagne est différent de celui que l’on connaît en France ou en Belgique. Son intervention reste essentielle pour authentifier certains actes et sécuriser juridiquement une opération, mais son périmètre d’action n’est pas toujours aussi large que dans d’autres pays.
Enfin, faire appel à un notaire vous permet d’économiser du temps et de l’argent. En effet, son expertise et son travail minutieux de vérification de l’authenticité et de l’exactitude des documents peut réduire considérablement vos dépenses. Il propose des services personnalisés adaptés à chaque client et vous garantit une sécurité et une tranquillité d’esprit grâce à son statut de fonctionnaire d’État. En apposant son sceau, le notaire peut authentifier les actes que vous lui présentez et légaliser vos documents français.
Pour vous assurer un achat sécurisé, J’achète en Espagne vous propose un service complet en prenant en charge tout l’aspect juridique : l’accompagnement chez le notaire et les honoraires d’avocat chargé de procéder aux vérifications juridiques sur la propriété que vous souhaitez acheter. Lors de votre première prise de contact avec nos conseillers immobiliers, une simulation des frais d'acquisition d'un bien immobilier en Espagne est faite systématiquement, afin d’éviter toute mauvaise surprise.
Frais de notaire en Espagne : quelle différence avec la France ou la Belgique ?
Les frais de notaire en Espagne sont souvent mal compris par les acheteurs français ou belges, car l’expression ne recouvre pas exactement la même réalité selon les pays.
En France, les frais de notaire représentent généralement autour de 8 % du montant de la transaction dans l’ancien. Pourtant, cette somme ne correspond pas principalement à la rémunération du notaire. Environ 80 % des frais de notaire sont en réalité reversés à l’État et aux collectivités sous forme de taxes et de droits de mutation. La part réellement conservée par le notaire est donc beaucoup plus faible que ce que laisse penser l’expression “frais de notaire”.
En Belgique également, les frais liés à l’achat immobilier comprennent plusieurs postes, dont les droits d’enregistrement, les honoraires du notaire et différents frais administratifs. Là encore, le montant payé au moment de l’achat ne correspond pas uniquement à la rémunération du notaire.
En Espagne, la logique est différente : les frais sont davantage distingués poste par poste. Lors d’un achat immobilier, il faut séparer :
les honoraires du notaire (Arancel notarial);
les frais d’inscription au registre de la propriété ;
les frais de gestoría ;
les impôts liés à l’achat, notamment l’ITP pour un bien immobilier ancien.
Cette distinction est essentielle. L’ITP, qui peut représenter une part importante des frais d’achat immobilier en Espagne, n’est pas un honoraire du notaire. Il s’agit d’un impôt sur la transmission du patrimoine, dont le taux varie selon la communauté autonome où se situe le bien.
Autrement dit, comparer les frais de notaire français, belges et espagnols uniquement à partir d’un pourcentage global peut être trompeur. En Espagne, les honoraires du notaire sont généralement plus limités, mais l’acheteur doit tout de même prévoir un budget global comprenant les taxes, l’inscription au registre, la gestoría et les autres frais liés à l’acquisition.
C’est pourquoi, dans le cadre d’un achat immobilier en Espagne, il est préférable de parler de frais d’achat immobilier plutôt que de frais de notaire au sens strict. Cela permet d’avoir une vision plus juste du coût réel de l’opération avant la signature.
Quels sont les frais de notaire dans le cadre d’un achat immobilier en Espagne ?
Les honoraires réels du notaire (Arancel notarial)
Les honoraires du notaire correspondent à la rémunération de l’office notarial pour la préparation, la lecture, la vérification et l’authentification de l’acte de vente. Dans le cadre d’un achat immobilier en Espagne, ils sont calculés en fonction de la valeur du bien, selon un barème progressif par tranche, un peu comme le système de l’impôt sur le revenu en France. Les tarifs notariaux actuels ont été fixés par le décret royal 1426/1989 du 17 novembre 1989, publié au Bulletin officiel de l’État le 28 novembre 1989. Selon le Conseil général du notariat espagnol, les tarifs espagnols sont, après ceux du Portugal, les plus bas d’Europe.
Pour obtenir une estimation simple, il faut généralement compter entre 600€ et 1200€ d'honoraires lors de l'achat d'un bien immobilier.
Le barème notarial espagnol prévoit plusieurs réductions. Depuis 2010, une remise obligatoire de 5 % s’applique aux actes dont le montant est déterminé, comme les ventes immobilières, prêts ou donations. D’autres abattements peuvent exister selon l’opération : 25 % sur certains prêts et crédits, jusqu’à 50 % pour les subrogations ou novations de prêt, ainsi que des réductions spécifiques pour les logements sociaux espagnols, appelés VPO. Enfin, les notaires peuvent appliquer une remise commerciale facultative allant jusqu’à 10 % sur leurs honoraires.
Qui paie les honoraires du notaire en Espagne (Arancel notarial)?
En Espagne, les honoraires du notaire sont en principe répartis entre les deux parties. Dans le cadre d’un achat immobilier, la règle habituelle prévoit que le vendeur prenne en charge environ 70 % des honoraires notariaux, tandis que l’acheteur en règle environ 30 %.
Cette répartition concerne uniquement les honoraires du notaire, c’est-à-dire la rémunération de l’étude notariale pour la préparation, la lecture et l’authentification de l’acte de vente. Elle ne doit pas être confondue avec les autres frais d’achat, comme l’ITP, le Registre de la Propriété ou la gestoría, qui sont généralement à la charge de l’acheteur.
En pratique, cette répartition peut toutefois être modifiée si les parties en conviennent autrement. Le compromis de vente peut prévoir une prise en charge différente : 50/50, 100 % vendeur ou 100 % acheteur. Il est donc important de vérifier ce point avant la signature, afin de savoir précisément qui paie les frais dus à l’étude notariale.
Estimez les frais de votre achat immobilier en Espagne
Quels sont les autres frais à régler en plus des frais de notaire dans le cadre d’un achat immobilier en Espagne ?
Les frais d’inscription au registre de la propriété
Après la signature de l’acte authentique, le bien doit être inscrit au registre de la propriété. Cette inscription permet d’officialiser le changement de propriétaire et de sécuriser juridiquement l’achat.
Ces frais sont généralement à la charge de l’acheteur. Ils se situent le plus souvent entre 500 € et 750 €, selon les caractéristiques du bien et le registre concerné.
Les honoraires de la gestoría
La gestoría est un cabinet administratif qui intervient souvent après la signature chez le notaire. Elle peut être rattachée à l’étude notariale ou travailler avec la banque lorsque l’achat est financé par un prêt immobilier.
Son rôle est notamment de gérer certaines formalités administratives, comme l’inscription au registre de la propriété ou le paiement des impôts liés à l’achat. Les honoraires de la gestoría sont généralement compris entre 650 € et 800 € HT.
L’ITP : le principal impôt à prévoir lors d'un achat immobilier en Espagne
Pour un achat immobilier en Espagne, il faut aussi prévoir l’Impôt sur la Transmission du Patrimoine, plus connu sous le nom d’ITP. Cet impôt ne correspond pas aux honoraires du notaire, mais il représente souvent la plus grande partie des frais d’achat immobilier en Espagne.
Son montant varie selon la communauté autonome où se trouve le bien. C’est pourquoi deux achats au même prix peuvent générer des frais d’achat différents selon la région. Selon la communauté autonome, l’ITP représente généralement entre 4 % et 13 % du prix d’achat ou de la valeur retenue par l’administration, hors taux réduits et cas particuliers.
En pratique, pour un achat immobilier en Espagne, il faut donc prévoir au minimum environ 1 500 € de frais liés au notaire, au registre et à la gestoría, auxquels s’ajoute l’ITP. C’est cet impôt qui pèse le plus dans le budget global à anticiper avant la signature.
Acheter une maison ou un appartement en Espagne implique de nombreux frais et il est parfois difficile d’avoir une idée précise des dépenses à engager hors prix du bien. Pour anticiper votre projet immobilier, vous pouvez obtenir gratuitement une simulation des frais d’achat de votre bien immobilier grâce à notre calculatrice en ligne.
Exemple de calcul des frais de notaire et autre frais dans le cadre d’un achat immobilier en Espagne
Exemple pour un bien à 150.000€
Type de frais
Montant estimé pour un bien à 150 000 €
Honoraires du notaire
≈ 700 €
Registre de la Propriété
≈ 500 €
Gestoría
≈ 750 € HT
ITP, selon la communauté autonome
≈ 9 000 à 16 500 €
Total estimé
≈ 10 950 à 18 450 €
Exemple pour un bien à 300.000€
Type de frais
Montant estimé pour un bien à 300 000 €
Honoraires du notaire
≈ 1 000 €
Registre de la Propriété
≈ 600 €
Gestoría
≈ 750 € HT
ITP, selon la communauté autonome
≈ 18 000 à 33 000 €
Total estimé
≈ 20 350 à 35 350 €
Ces deux exemples montrent bien que les honoraires du notaire en Espagne restent relativement limités par rapport au coût total d’un achat immobilier. Que le bien coûte 150 000 € ou 300 000 €, les frais liés au notaire, au Registre de la Propriété et à la gestoría restent assez encadrés et représentent une part secondaire du budget global.
La véritable différence se joue surtout sur les impôts d’achat, notamment l’ITP dans l’ancien, qui varie selon la communauté autonome. C’est donc moins le notaire qui fait grimper les frais d’acquisition en Espagne que la fiscalité applicable à la transaction.
En résumé, les frais de notaire purs sont assez faibles en Espagne, mais ils doivent toujours être intégrés dans une simulation complète des frais d’achat immobilier. C’est cette vision globale qui permet d’éviter les mauvaises surprises avant la signature.
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