ITP en Espagne : définition, calcul, taux par région en 2026 et paiement
Tout savoir sur l’ITP en Espagne : définition, biens concernés, calcul, taux par communauté autonome, réductions possibles, délais de paiement et rôle de cette taxe dans votre budget d’achat, en évitant les pièges, sans perdre de temps.
Publié le
26/1/2026
- Mis à jour le
2/7/2026
L’ITP en Espagne, ou Impuesto sobre Transmisiones Patrimoniales, est un impôt payé par l’acheteur lors de la transmission d’un bien immobilier d’occasion. Son montant peut représenter plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d’euros selon le prix du bien et la région où il se situe. C’est donc une taxe à intégrer très tôt dans votre plan de financement.
La particularité de l’ITP, c’est qu’il n’est pas identique partout en Espagne. Le taux varie selon les communautés autonomes : acheter à Madrid, en Andalousie, aux Canaries ou dans la Communauté valencienne ne donne pas forcément le même résultat fiscal. Avant de signer, il est donc indispensable de comprendre à quoi correspond l’ITP, comment il se calcule et dans quels cas il s’applique.
Selon la communauté autonome, l’ITP représente généralement entre 4 % et 13 % du prix d’achat ou de la valeur retenue par l’administration, hors taux réduits et cas particuliers.
Qu’est-ce que l’ITP en Espagne ?
L’ITP est l’un des principaux impôts à connaître lorsqu’on achète un bien immobilier en Espagne. Il concerne les ventes de biens anciens entre particuliers, par opposition aux logements neufs, qui relèvent d’un autre régime fiscal.
Concrètement, si vous achetez un appartement, une maison ou un terrain auprès d’un particulier, l’administration espagnole considère qu’il y a une transmission de patrimoine. Cette transmission déclenche alors le paiement de l’ITP.
ITP signification : que veut dire “Impuesto sobre Transmisiones Patrimoniales” ?
ITP signifie Impuesto sobre Transmisiones Patrimoniales. En français, on peut le traduire par “impôt sur les transmissions patrimoniales”.
Son nom peut sembler technique, mais l’idée est assez simple : lorsqu’un bien passe d’un propriétaire à un autre, l’acheteur doit payer un impôt sur cette transmission. Dans le cadre immobilier, l’ITP s’applique surtout à l’achat d’un bien de seconde main.
C’est pourquoi on parle parfois d’ITP tax dans les contenus anglophones ou d’ITP impuesto en espagnol. Dans tous les cas, il s’agit du même impôt espagnol lié au transfert d’un bien.
Dans quels cas l’ITP s’applique-t-il ?
L’ITP s’applique généralement lors de l’achat d’un bien immobilier ancien en Espagne. Cela concerne par exemple :
l’achat d’un appartement déjà construit auprès d’un particulier ;
l’achat d’une maison de seconde main ;
l’achat d’un terrain ou d’un local dans certains cas ;
certaines opérations patrimoniales entre particuliers.
Pour un acheteur français, le cas le plus fréquent est l’achat d’un logement ancien destiné à devenir une résidence secondaire, une résidence principale ou un investissement locatif. Pour comprendre où intervient cette taxe dans la transaction, il est utile de replacer l’ITP dans le processus d’achat immobilier en Espagne, de la réservation du bien jusqu’à la signature chez le notaire.
En revanche, l’ITP ne s’applique pas si vous achetez un logement neuf auprès d’un promoteur. Dans ce cas, l’achat est en principe soumis à la TVA espagnole, appelée IVA, ainsi qu’à l’AJD dans certaines situations.
Qui paie l’ITP lors d’un achat immobilier en Espagne ?
L’ITP est payé par l’acheteur. C’est un point important, car certains acquéreurs étrangers pensent parfois que l’impôt est partagé avec le vendeur ou inclus dans le prix de vente. En pratique, il vient s’ajouter au prix du bien et aux autres frais d’achat.
Par exemple, si vous achetez un appartement ancien à 250 000 € dans une région où le taux d’ITP est de 7 %, l’impôt peut représenter environ 17 500 €. Ce montant doit être prévu en plus du prix d’achat, des frais de notaire, des frais d’enregistrement et des éventuels honoraires d’accompagnement.
L’ITP est donc un élément déterminant pour calculer le budget réel d’un achat immobilier en Espagne. Un bien peut sembler accessible au premier regard, mais devenir plus coûteux une fois l’ensemble des frais intégrés.
Estimez les frais de votre achat immobilier en Espagne
ITP, TVA, AJD : ne pas confondre les taxes d’achat immobilier
Lorsqu’on parle d’impôt en Espagne dans le cadre d’un achat immobilier, plusieurs notions reviennent souvent : ITP, TVA, AJD, frais de notaire, taxe foncière, impôt des non-résidents. Il est facile de tout mélanger, surtout lorsque l’on découvre le fonctionnement fiscal espagnol.
Pour y voir clair, il faut distinguer les taxes dues au moment de l’achat selon le type de bien acheté. L’ITP concerne principalement l’ancien. La TVA et l’AJD concernent plutôt le neuf. Ces impôts ne s’additionnent pas tous de la même manière.
Achat d’un bien ancien : l’ITP
Si vous achetez un bien ancien, la taxe principale à prévoir est l’ITP. C’est le cas le plus courant pour les acheteurs qui recherchent un appartement déjà construit, une maison existante ou un bien de seconde main dans une ville espagnole.
L’ITP dépend de deux éléments principaux : la valeur retenue pour le calcul et le taux appliqué dans la communauté autonome où se trouve le bien. C’est pour cette raison que deux achats au même prix peuvent générer un impôt différent selon que le bien se situe à Madrid, Malaga, Alicante, Castellón ou aux Canaries.
Selon la communauté autonome, l’ITP représente généralement entre 4 % et 13 % du prix d’achat ou de la valeur retenue par l’administration, hors taux réduits et cas particuliers.
L’ITP est généralement payé après la signature de l’acte de vente chez le notaire, dans le délai prévu par l’administration fiscale compétente. Il ne doit donc pas être oublié dans la trésorerie disponible au moment de finaliser l’achat.
Achat d’un bien neuf : TVA espagnole et AJD
Si vous achetez un logement neuf auprès d’un promoteur, le mécanisme fiscal est différent. Dans ce cas, l’achat n’est généralement pas soumis à l’ITP, mais à la TVA espagnole, appelée IVA.
À cette TVA peut s’ajouter l’AJD, ou Actos Jurídicos Documentados, que l’on peut traduire par “actes juridiques documentés”. Cet impôt est lié à la formalisation de certains actes notariés et varie lui aussi selon les régions.
La distinction est donc essentielle :
un bien ancien implique en principe l’ITP ;
un bien neuf implique plutôt la TVA espagnole et l’AJD.
Cette différence peut avoir un impact direct sur le coût total de l’opération. Avant de comparer deux biens, il faut donc vérifier leur nature juridique : neuf, ancien, revente, promotion immobilière ou situation particulière.
Pourquoi l’ITP n’est pas un impôt annuel
L’ITP est un impôt payé une seule fois, au moment de l’achat. Il ne faut pas le confondre avec les impôts récurrents liés à la détention d’un bien en Espagne.
Une fois propriétaire, vous pourrez être concerné par d’autres taxes, comme l’IBI, qui correspond à l’impôt foncier local, ou l’IRNR si vous êtes non-résident fiscal en Espagne. Ces impôts répondent à une logique différente : ils ne taxent pas l’acquisition du bien, mais sa possession ou les revenus qui peuvent y être associés. Pour approfondir ces sujets, vous pouvez consulter notre guide sur les impôts et taxes sur les biens immobiliers en Espagne.
L’ITP intervient donc au début du projet immobilier. Il fait partie des frais d’acquisition à anticiper avant la signature, au même titre que les frais de notaire, les frais d’inscription au registre de la propriété ou les frais de conseil. C’est une dépense ponctuelle, mais suffisamment importante pour influencer votre budget d’achat dès les premières simulations.
Comment calculer l’ITP en Espagne ?
Le calcul de l’ITP en Espagne repose sur une logique assez simple : on applique le taux fixé par la communauté autonome à la valeur retenue pour le bien. En pratique, la formule est la suivante :
La base de calcul : prix d’achat ou valeur de référence
Pour calculer l’ITP, il ne suffit pas toujours de regarder le prix indiqué dans l’acte de vente. L’administration espagnole peut retenir une valeur de référence, notamment lorsque celle-ci est supérieure au prix d’achat déclaré.
Cette valeur de référence est utilisée pour éviter les sous-déclarations de prix lors des transactions immobilières. Autrement dit, si vous achetez un bien à un prix inférieur à la valeur retenue par l’administration, l’ITP peut être calculé sur cette valeur administrative plutôt que sur le prix réellement payé.
C’est un point essentiel à vérifier avant la signature. Un acheteur peut penser avoir estimé correctement son impôt, puis découvrir que le montant réel est plus élevé parce que la base taxable retenue n’est pas celle qu’il avait anticipée.
Exemple simple de calcul de l’ITP
Prenons un exemple volontairement simple.
Vous achetez un appartement ancien en Espagne au prix de 250 000 €.
Le bien se situe dans une région où le taux d’ITP applicable est de 7 %.
Le calcul sera donc : 250 000 € x 7 % = 17 500 €
Dans cet exemple, l’ITP à payer est de 17 500 €. Ce montant vient s’ajouter au prix d’achat du bien et aux autres frais liés à l’acquisition : notaire, registre de la propriété, éventuels frais bancaires, honoraires d’accompagnement ou frais de conseil.
Si le même bien était situé dans une région où le taux d’ITP est de 10 %, le calcul serait différent :
250 000 € x 10 % = 25 000 €
La différence est donc de 7 500 € pour un même prix d’achat. C’est pourquoi le taux d’ITP doit être intégré dès les premières simulations budgétaires, surtout si vous hésitez entre plusieurs régions d’Espagne. Les acheteurs non-résidents doivent aussi anticiper les impôts dus après l’achat, notamment ceux présentés dans notre guide sur les impôts des non-résidents en Espagne.
Une réglementation régionale de l’ITP
En Espagne, le taux d’ITP n’est pas fixé uniquement au niveau national. Chaque communauté autonome peut appliquer son propre taux, prévoir des tranches selon la valeur du bien et accorder des taux réduits dans certains cas : résidence principale, jeune acheteur, famille nombreuse, handicap, logement protégé ou achat dans une zone rurale.
Même si chaque communauté autonome applique ses propres règles, il est possible de regrouper les régions espagnoles en plusieurs grandes catégories selon leur niveau d'imposition. Cette classification permet d'avoir une vision rapide des territoires les plus avantageux fiscalement pour un achat immobilier ancien. Elle reste toutefois indicative, car chaque région prévoit également ses propres taux réduits, exonérations et dispositifs spécifiques.
On distingue généralement quatre grands niveaux de taxation :
Les régions à faible fiscalité (7 % ou moins) : le Pays basque, Madrid, les Canaries, l’Andalousie, La Rioja et la Navarre figurent parmi les territoires où l’ITP est le plus faible.
Les régions à fiscalité intermédiaire (autour de 8 %) : l’Aragon, les Asturies, les Baléares, la Castille-et-León, l’Estrémadure, la Galice et la Murcie appliquent des taux généralement plus modérés, avec parfois des barèmes progressifs pour les biens de grande valeur.
Les régions à fiscalité élevée (autour de 9 %) : la Cantabrie et la Castille-La Manche se situent dans une tranche supérieure de taxation.
Les régions les plus taxées (de 10 % à 13 %) : la Catalogne et la Communauté valencienne appliquent aujourd’hui les taux d’ITP les plus élevés d’Espagne pour l’achat d’un bien immobilier ancien.
Les taux ci-dessous concernent principalement l’achat d’un logement ancien, hors cas très spécifiques. Ils doivent toujours être vérifiés avant la signature, car les règles fiscales peuvent évoluer et les réductions dépendent souvent du profil de l’acheteur, du prix du bien et de son usage.
En Andalousie, l’ancien barème progressif de 8 %, 9 % et 10 % n’est plus applicable depuis la réforme de 2021. Pour un achat immobilier ancien, notamment à Malaga ou sur la Costa del Sol, le taux général d’ITP est désormais de 7 %. Des taux réduits peuvent s’appliquer, par exemple pour une résidence habituelle ou certains profils d’acheteurs, sous conditions.
Acheter en Aragon - ITP applicable
En Aragon, le barème progressif reste d’actualité. Le taux d’ITP varie entre 8 % et 10 % selon la valeur du bien :
jusqu’à 400 000 € : 8 % ;
de 400 000 € à 450 000 € : 8,5 % ;
de 450 000 € à 500 000 € : 9 % ;
de 500 000 € à 750 000 € : 9,5 % ;
au-delà de 750 000 € : 10 %.
Les familles nombreuses peuvent bénéficier d’une bonification de 50 % de la quote-part, sous conditions. Les moins de 35 ans, les personnes handicapées à partir de 65 % et les femmes victimes de violences de genre peuvent aussi bénéficier d’une bonification de 12,5 % pour l’achat de leur résidence habituelle, selon les conditions prévues par la réglementation aragonaise.
Acheter dans les Asturies - ITP applicable
Dans les Asturies, le taux général est progressif et varie entre 8 % et 10 % selon la valeur du bien :
Aux Baléares, l’ITP fait partie des plus élevés d’Espagne. Le taux est progressif et peut aller de 8 % à 13 % selon la valeur du bien. Des dispositifs spécifiques existent pour certains acheteurs, notamment les jeunes, les familles nombreuses et les personnes handicapées. (source : https://guiafiscal.es/patrimonio/itp/baleares/)
Aux Canaries, le taux général d’ITP est de 6,5 % pour l’achat d’un bien immobilier ancien. Des taux réduits peuvent exister pour certains profils d’acheteurs ou pour l’achat d’une résidence habituelle, sous conditions.
Acheter en Cantabrie - ITP applicable
En Cantabrie, le taux général est aujourd’hui généralement compris entre 9 % et 10 % selon les cas. L’ancien texte mentionnait un taux de 10 %, avec des taux réduits pour certaines résidences principales : l’idée reste correcte, mais il vaut mieux actualiser la formulation et ne pas conserver l’ancien détail sans vérification au cas par cas. (source : https://guiafiscal.es/patrimonio/itp/)
Acheter à Castille-La Manche - ITP applicable
En Castille-La Manche, le taux général d’ITP est de 9 %. Un taux réduit de 6 % peut s’appliquer dans certains cas, notamment pour l’achat de la première résidence habituelle, sous conditions de valeur, de financement et de situation personnelle.
Acheter en Castille-et-León - ITP applicable
En Castille-et-León, le taux général est de 8 %, avec une taxation pouvant atteindre 10 % sur la part excédant certains seuils. Des taux réduits peuvent s’appliquer pour les jeunes acheteurs, les familles nombreuses, les personnes handicapées, les logements protégés ou certains achats dans des communes rurales.
En Catalogne, le taux d’ITP est désormais progressif et peut aller de 10 % à 13 % selon la valeur du bien. Depuis les dernières réformes, le barème courant est le suivant : 10 % jusqu’à 600 000 €, 11 % entre 600 001 € et 900 000 €, 12 % entre 900 001 € et 1 500 000 €, puis 13 % au-delà. Des taux réduits peuvent exister pour certains profils, notamment les jeunes acheteurs, les familles nombreuses ou les personnes handicapées. (source : https://infoitp.es/catalunya/)
Acheter en Estrémadure - ITP applicable
En Estrémadure, l’ITP reste progressif, généralement entre 8 % et 11 % selon la valeur du bien :
jusqu’à 360 000 € : 8 % ;
de 360 000 € à 600 000 € : 10 % ;
au-delà de 600 000 € : 11 %.
Des taux réduits peuvent s’appliquer pour l’achat d’une résidence habituelle ou pour certains profils d’acquéreurs, sous conditions.
En Galice, le taux général applicable à l’achat d’un bien immobilier ancien est désormais de 8 %. L’ancien texte mentionnait un taux général de 10 %, mais cette information doit être actualisée. Des taux réduits peuvent s’appliquer, notamment pour la résidence principale, les jeunes, les familles nombreuses, les personnes handicapées ou certains achats en zone rurale. (source : https://diegosimal.com/impuesto-transmisiones-patrimoniales-galicia/)
À La Rioja, le taux général d’ITP est de 7 %. Des taux réduits peuvent s’appliquer pour certains achats de résidence habituelle, notamment pour les jeunes, les familles nombreuses, les personnes handicapées ou les logements protégés, sous conditions de revenus et de situation personnelle.
Dans la Communauté de Madrid, le taux général d’ITP est de 6 % pour l’achat d’un bien immobilier ancien. C’est l’un des taux les plus bas d’Espagne hors régimes foraux. Un taux réduit peut notamment s’appliquer pour certaines familles nombreuses achetant leur résidence principale.
Dans la région de Murcie, le taux général d’ITP est de 8 %. Des taux réduits peuvent s’appliquer pour certains profils, notamment les jeunes acheteurs, les familles nombreuses ou les personnes handicapées, lorsque le bien est destiné à la résidence principale et que les conditions prévues sont respectées.
Acheter en Navarre - ITP applicable
En Navarre, le taux général d’ITP est de 6 %. Un taux réduit de 5 % peut s’appliquer dans certains cas, notamment pour l’achat d’une résidence principale par une famille nombreuse, sous conditions.
Au Pays basque, le régime est foral et dépend des provinces. Pour les logements, le taux généralement retenu est de 4 %, avec des cas où il peut descendre à 2,5 % pour une résidence habituelle sous conditions. Pour les biens immobiliers en général, le taux peut atteindre 7 %.
Dans la Communauté valencienne, le taux général a évolué. Depuis le 1er juin 2026, l’ITP est de 9 % pour les biens immobiliers de seconde main dont la valeur ne dépasse pas 1 000 000 €. Pour les biens d’une valeur supérieure, le taux applicable est de 11 %. Cela concerne notamment Valence, Alicante et Castellón. Des taux réduits peuvent s’appliquer pour certains jeunes acheteurs, familles nombreuses, personnes handicapées ou logements protégés.
Acheter à Ceuta et Melilla - ITP applicable
À Ceuta et Melilla, en l’absence d’un régime régional comparable à celui des communautés autonomes, le taux généralement retenu pour les transmissions de biens immobiliers est de 6 %. Des particularités fiscales locales peuvent toutefois s’appliquer.
Quels sont les cas particuliers et taux réduits de l’ITP en Espagne ?
Au-delà du taux général appliqué par chaque communauté autonome, l’ITP peut être réduit dans certaines situations. Ces réductions concernent surtout l’achat d’une résidence principale, sous conditions de profil, de revenus, de valeur du bien ou de durée de conservation. Elles ne s’appliquent pas automatiquement : l’acheteur doit pouvoir justifier son éligibilité et déclarer l’opération correctement, souvent via le modèle 600.
Jeunes acheteurs : plusieurs communautés autonomes accordent un taux réduit aux acheteurs de moins de 30, 32, 35 ou 36 ans selon la région. Le logement doit généralement être destiné à devenir leur résidence principale et respecter certains plafonds de revenus ou de valeur.
Familles nombreuses : les titulaires d’un certificat officiel de famille nombreuse peuvent bénéficier d’un taux réduit dans de nombreuses régions. Cette réduction est souvent soumise à une condition de résidence principale et à un plafond de prix du logement.
Personnes en situation de handicap : des avantages fiscaux sont prévus pour les acheteurs présentant un handicap reconnu, généralement à partir de 33 % ou 65 % selon les communautés autonomes. Le bien doit le plus souvent être destiné à leur résidence habituelle.
Logements protégés (VPO) : l’acquisition d’un logement à protection officielle (Vivienda de Protección Oficial) peut ouvrir droit à un taux d’ITP réduit. Les conditions varient selon la région et le type de logement concerné.
Achats dans les zones rurales ou en dépeuplement : certaines communautés autonomes encouragent l'installation de nouveaux habitants dans les petites communes en proposant des taux d'ITP particulièrement avantageux pour l'achat d'une résidence principale.
Première résidence principale : plusieurs régions prévoient des réductions spécifiques pour les acquéreurs qui achètent leur première résidence principale, sous réserve de respecter certaines conditions de revenus, de valeur du bien ou de financement.
Quand et comment payer l’ITP en Espagne ?
Le paiement de l’ITP ne s’effectue pas le jour de la signature chez le notaire. Une fois l’acte de vente signé, l’acheteur dispose d’un délai légal pour déclarer et régler l’impôt auprès de l’administration fiscale compétente.
Cette formalité est indispensable pour finaliser correctement l’acquisition du bien. Sans paiement de l’ITP, l’enregistrement définitif de la propriété peut être bloqué et des pénalités peuvent être appliquées.
Le délai de paiement après la signature chez le notaire
Dans la plupart des communautés autonomes, l’ITP doit être déclaré et payé dans un délai de 30 jours ouvrables à compter de la signature de l’acte authentique de vente.
Ce délai peut légèrement varier selon les régions et les procédures administratives locales. Il est donc recommandé de vérifier les règles applicables dans la communauté autonome où se situe le bien.
Dans la pratique, cette démarche est souvent prise en charge par l'avocat, le gestor ou le professionnel qui accompagne l'acquéreur dans son projet immobilier. Cela permet d'éviter les erreurs administratives et les retards de paiement.
Le formulaire à déposer
La déclaration de l’ITP s'effectue généralement via le formulaire Modelo 600, utilisé dans la majorité des communautés autonomes pour les transmissions patrimoniales.
Le document doit être déposé auprès de l'administration fiscale régionale compétente, accompagné du justificatif de paiement et des pièces relatives à la transaction.
Aujourd'hui, de nombreuses régions permettent d'effectuer une partie ou la totalité de la procédure en ligne. Les modalités exactes dépendent toutefois de la communauté autonome concernée.
Les documents généralement nécessaires
Pour effectuer la déclaration de l'ITP, plusieurs documents sont généralement demandés :
l'acte authentique signé chez le notaire (escritura pública) ;
les informations d'identification de l'acheteur et du vendeur ;
le numéro NIE de l'acquéreur ;
les références cadastrales du bien ;
le justificatif du prix d'achat ;
le formulaire fiscal complété ;
le justificatif du paiement de l'impôt.
Selon la région et la nature du bien, des documents complémentaires peuvent être demandés.
Que risque-t-on en cas de retard de paiement ?
Le non-paiement ou le paiement tardif de l'ITP peut entraîner des conséquences financières importantes.
L'administration fiscale espagnole peut appliquer :
des majorations ;
des intérêts de retard ;
dans certains cas, des sanctions administratives supplémentaires.
Plus le retard est important, plus le coût final peut augmenter. Il est donc conseillé d'anticiper cette dépense dès la préparation du budget d'acquisition afin de disposer des fonds nécessaires immédiatement après la signature.
Qui se charge généralement du paiement ?
Même si l'ITP est légalement à la charge de l'acheteur, celui-ci n'effectue pas toujours lui-même les démarches administratives.
Dans le cadre d'un achat accompagné, le paiement est souvent géré par :
un avocat spécialisé en droit immobilier espagnol ;
un gestor administratif ;
un conseiller fiscal ;
ou un chasseur immobilier mandaté pour coordonner l'ensemble du processus d'acquisition.
Cette solution permet de sécuriser la transaction et de s'assurer que les délais administratifs sont respectés.
Pour un acheteur étranger, notamment lorsqu'il n'est pas présent en Espagne après la signature, déléguer ces formalités constitue généralement l'option la plus simple et la plus sécurisante.
Pour la location d’un bien immobilier
L’ITP s’applique aussi à la location d’un bien immobilier entre particuliers puisque celle-ci est considérée comme une transmission patrimoniale onéreuse. Il faut d’abord déterminer la base imposable à laquelle on va appliquer l’ITP. La base d’imposition se calcule à partir du montant du loyer en prenant en compte la durée totale de la location.
Supposons que le loyer du bien soit de 500 € par mois pour un contrat de location annuel, alors la base d’imposition est de : 500 x 12 = 6000 €.
Si l’on reprend le même exemple que pour l’achat d’un bien immobilier dans la Communauté de Madrid, si la base imposable est de 6000 € avec un ITP de 6%, le taux d’imposition est donc de 360 €.
Questions fréquentes sur l’ITP en Espagne
Quel est le taux de l’ITP en Espagne en 2026 ?
Le taux de l’ITP en Espagne dépend de la communauté autonome dans laquelle se situe le bien immobilier. En 2026, il varie généralement entre 4 % et 13 % de la valeur du bien. Les taux les plus faibles se trouvent notamment au Pays basque, à Madrid et aux Canaries, tandis que la Catalogne et la Communauté valencienne appliquent les taux les plus élevés.
Comment calculer l’ITP lors d’un achat immobilier en Espagne ?
Le calcul de l’ITP est relativement simple : il suffit d’appliquer le taux en vigueur dans la communauté autonome à la base imposable du bien. Par exemple, pour un achat à 300 000 € dans une région où l’ITP est de 7 %, l’impôt à payer sera de 21 000 €. Dans certains cas, l’administration peut toutefois retenir une valeur de référence différente du prix d’achat.
Les non-résidents doivent-ils payer l’ITP en Espagne ?
Oui. L’ITP s’applique à tous les acheteurs d’un bien immobilier ancien en Espagne, qu’ils soient résidents fiscaux espagnols ou non-résidents. Un acquéreur français achetant une résidence secondaire en Espagne est donc soumis aux mêmes règles que les acheteurs espagnols.
Peut-on bénéficier d’un taux réduit d’ITP en Espagne ?
Oui. De nombreuses communautés autonomes prévoient des taux réduits pour certains profils d’acheteurs : jeunes acquéreurs, familles nombreuses, personnes en situation de handicap, acheteurs d’un logement protégé ou d’une résidence principale. Les conditions d’éligibilité varient selon les régions et doivent être vérifiées avant la signature de l’acte d’achat.
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