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Comment se portera le marché immobilier espagnol en 2021 ?

Sommaire

1. Zoom sur 2020 : les éléments à prendre en compte
2. Des indicateurs positifs pour le secteur
3. Que peut-on attendre de 2021 ?

Zoom sur 2020 : les éléments à prendre en compte

L’économie espagnole était tout juste en train de tourner la page de la crise traversée depuis 2008, mais l’ampleur de la pandémie liée au Covid-19 a eu un impact massif sur le pays, ce qui a inévitablement eu des conséquences sur le dynamisme du marché immobilier.

Une légère chute des prix

Concernant le prix des biens, il est important de noter que l’évolution n’est pas homogène sur tout le territoire et qu’elle varie en fonction de la zone géographique. C’est néanmoins une baisse globale de la valeur du mètre carré qui a été enregistrée sur le territoire espagnol, ce qui constitue la première chute des prix en cinq ans. Mais cette baisse demeure peu significative comme nous l’expliquions dans un précédent article en reprenant les dernières données de l’expert immobilier Tinsa Tasaciones : « Depuis le début de l’état d’alerte, le prix moyen des logements (neufs et d’occasion) a à peine baissé de 1,6 % : une moyenne actuelle de 1 361 euros le mètre carré, face à 1 383 euros début 2020 ».

Contrairement au phénomène de bulle immobilière que la crise de 2008 avait engendré et qui avait provoqué une chute de près de 40 % de la valeur des biens en Espagne, la tendance actuelle n’est donc pas à l’effondrement des prix. C’est davantage une stagnation qui est observée par les experts.

Pourquoi cette baisse est-elle à relativiser ?

Les incertitudes causées par la crise économique et sanitaire ont entraîné une baisse de la demande, et donc une stagnation de l’offre. Mais si on en croit une agence immobilière de renom, cette tendance ne devrait pas perdurer dans le temps : « La pandémie de Covid-19 entraînera – à court terme – des changements dans les décisions d’achat, mais – à long terme – elle ne réduira pas la demande de logements ».

Il faut donc voir dans cette baisse de prix peu significative, le signe d’une vigilance accrue de tous les acteurs du marché immobilier. Preuve en est : la chute du volume de transactions dont la baisse est estimée autour de 20 % en septembre 2020 selon l’Association espagnole des notaires. C’est donc principalement l’activité immobilière qui a été ralentie, mais d’un point de vue économique pour les investisseurs et les propriétaires, la situation globale du marché n’a pas connu de soubresaut retentissant au cours de cette année 2020.

Des taux favorables

Selon un récent rapport de la BBVA Research sur la situation du marché immobilier en 2020, et publié en décembre dernier, l’évolution des prêts immobiliers a été en revanche plus favorable que celle du volume de ventes. La chute du nombre de transactions a bien été accompagnée d’une baisse du nombre des prêts accordés durant le premier état d’alerte, mais cette diminution s’est atténuée entre avril et juillet, jusqu’à retrouver un volume quasi identique à la période précédant la crise sanitaire.

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Source : BBVA Research à partir de CIEN

Par ailleurs, la hausse des taux d’intérêt de ce début d’année a été suivie d’une légère baisse en faveur de la reprise du marché immobilier, et l’étude conclut sur le fait que les taux d’intérêt sont actuellement «relativement bas». On touche donc un nouveau record.

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Source : BBVA Research à partir de BdE

Après le confinement, le niveau normal du marché s’est ainsi redressé, mais il ne faut pas baisser la garde : « Nous devons être attentifs aux prochains mois pour voir si cette reprise se consolide ou si elle est uniquement due à la résurgence de la demande qui avait été gelée à cause de la première vague de la pandémie ».

La construction au ralenti

Mais ce ne seront pas les seuls impacts de la crise sur le secteur du marché immobilier espagnol. Il faut également souligner une baisse des demandes de visas pour la construction de nouveaux ouvrages, dont l’obtention a été rendue plus difficile depuis le début de la crise. Une certaine incertitude devrait donc également peser cette année sur l’activité de construction, ce qui a pour source non seulement le coronavirus, mais aussi d’éventuels changements dans la réglementation des loyers susceptibles de peser sur l’activité de développement en 2021.

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Source: BBVA Research à partir de MITMA

Enfin, le rapport souligne que des communautés telles que La Rioja, Castilla La Mancha, les îles Canaries, Valence et Murcie ont encore un volume élevé de logements invendus, ce qui indique que « la majeure partie de la correction des prix du logement devrait provenir des logements d’occasion. ». Un constat qui est conforme à notre analyse du marché du neuf post Covid, dans laquelle nous prédisions en juillet dernier la baisse de la valeur des biens d’occasion au profit de la stabilisation du prix des nouvelles constructions.

Des indicateurs positifs pour le secteur

Une reprise progressive des ventes

Une vive reprise du marché a été constatée dès juillet par les économistes de la CaixaBank, qui affirmaient que le nombre total de transactions immobilières résidentielles avait augmenté de 20 % par rapport au mois précédent.

Par ailleurs, dès septembre, les transactions en suspens ont pu reprendre leur cours normal, ce qui a confirmé que la chute exceptionnelle du volume de ventes constatée pendant le premier état d’urgence est à relativiser dans les grandes villes. Au bout du compte, les ventes à Madrid ont fini par baisser de 10 % et Barcelone a également été très touchée, mais la chute des transactions reste limitée et le premier impact du Covid-19 tend à s’atténuer.

La frilosité des investisseurs étrangers

En 2020, les régions les plus populaires auprès des investisseurs étrangers comme Malaga, Alicante, ou encore les Baléares, ont été particulièrement touchées par la chute du nombre de transactions immobilières. Habituellement, dans des régions comme Marbella en Andalousie, 95 % des logements sont vendus à des acheteurs étrangers. Les volumes de ventes à Alicante chutent de 27 %, tandis que Valence connaît une baisse de 26 %, et Malaga de 25 %.

À quand un retour à la normale ?

Puisque les incertitudes liées à la pandémie risquent de ne pas disparaître dans les mois à venir, il est possible que cette tendance de légère baisse des prix liée à la chute des ventes se poursuive en 2021. Mais cette inclinaison devrait tendre à se stabiliser, et une reprise est possible vers le second semestre de l’année à venir.

Un marché qui demeure attractif

En conclusion, cette fin d’année 2020 a été marquée par une reprise progressive du marché immobilier, ce qui indique que l’immobilier conserve son caractère de valeur refuge. S’il est tôt pour faire des conclusions sur l’évolution du secteur, les chiffres tendent à montrer que la demande se maintient, et que les prix restent stables.

Un impact limité sur le dynamisme du secteur immobilier espagnol

Si le début du confinement a logiquement paralysé la plupart des transactions immobilières, la crise sanitaire n’a pas eu raison du dynamisme du secteur sur le long terme. Anaïs López, directrice de la communication d’un fameux portail immobilier espagnol explique que : « Depuis le début du ralentissement de son activité, le marché immobilier connaît un moment de grand dynamisme dans lequel la demande de logements s’est très fortement réveillée. Les espagnols ont vécu un enfermement durant lequel ils ont constaté que leurs logements n’étaient pas adaptés à leurs besoins et beaucoup d’entre eux ont décidé de chercher une nouvelle maison ».

Pourquoi continuer à investir en Espagne ?

Comme nous l’expliquions dans un précédent article, le prix moyen du logement dans les principales villes européennes est en moyenne bien plus élevé : Londres, Paris ou Munich. Ainsi, en Espagne, les dépenses nécessaires à l’achat d’un logement restent extrêmement attractives par rapport à d’autres destinations européennes.

C’est pourquoi des villes telles que celle de Valence se révèlent comme étant des placements judicieux pour l’avenir, en raison de la chute des prix que nous évoquions dans un précédent article. Tandis que la capacité de croissance de la ville de Valence reste intacte, le prix d’achat des logements de seconde main y est passé de 1 673 à 1 476 euros/m2 entre le premier et le troisième trimestre de 2020.

Puisqu’il serait dommage de passer à côté des belles opportunités qui fleurissent actuellement sur le marché, ou qui pourraient se présenter dans les mois à venir, sachez que notre équipe d’experts se tient à votre disposition pour vous conseiller et vous aiguiller au mieux dans votre projet d’achat immobilier.