L’Espagne est devenue un marché immobilier privilégié pour les investisseurs français. Selon les greffiers d’Espagne, au deuxième trimestre 2023, ils sont en troisième position sur le podium des acheteurs étrangers sur les terres de Cervantes (6,56 %), derrière les Britanniques (8,8 %) et les Allemands (7,25 %).Vous aussi, vous rêvez d’investir de l’autre côté des Pyrénées, mais pour y faire construire une maison sur mesure ? Si c’est votre cas et que vous ignorez par où commencer, suivez le guide.Avantages, risques, démarches, différences entre les sols, conseils précieux, etc. Cet article passe en revue tout ce que vous devez savoir sur le sujet pour que votre projet se déroule sans accroc.
L’Espagne, une destination d’investissement immobilier toujours plus attractive
Climat agréable été comme hiver dans la plupart de ses régions, fiscalité immobilière plus douce à bien des égards, prix au mètre carré attractifs (2 000 €/m² en moyenne selon le portail de référence Idealista, contre 3 100 €/m² en France selon Seloger.com) et bonnes rentabilités locatives. Les avantages d’acheter un bien immobilier en Espagne sont indiscutables, et nos lecteurs réguliers le savent. Les portails immobiliers espagnols, disponibles en version anglaise ou française, les informations et témoignages accessibles en ligne, tout cela contribue à faciliter l’accès à un marché qui fait de moins en moins peur.
Les investisseurs étrangers ne s’y trompent pas. Ils auront d’ailleurs acheté autour de 15 % des biens disponibles sur le marché en 2023. Pour approfondir sur ce sujet, découvrez notre dossier : “Les news de l’immobilier espagnol, premier semestre 2023”.
L’attrait de l’achat d’un terrain en Espagne
Dans ce contexte, pointons du doigt l’essor de l’achat de terrains.
En effet, nombreux sont les potentiels acquéreurs qui rêvent d’un terrain spacieux et d’un bien qui pourrait exactement correspondre à leurs attentes plutôt que d’un logement dans l’ancien ou même dans le neuf. La pandémie a, elle aussi, joué un rôle dans cet attrait grandissant pour la construction. La crise du coronavirus a eu un profond impact sur la prise de conscience de nos modes de vie modernes et des millions de familles ont réalisé que leur logement ne répondait pas à leurs besoins. Plus de mètres carrés, un espace extérieur, les acheteurs recherchent désormais des biens avec des exigences très spécifiques. C’est ce qui les amène à envisager la possibilité d’acheter un terrain et d’y faire bâtir une maison entièrement personnalisée.
En 2021, au lendemain de la pandémie, le rapport “Pulso Digital” produit par Adevinta, et qui étudie les changements et les tendances de consommation des Espagnols concernant le logement, nous apprenait que les propriétés rurales avaient capté l’attention de 46% des internautes. Elles étaient suivies par les chalets, qui ont attiré 36% des utilisateurs, puis par les maisons mitoyennes, qui ont suscité la curiosité de 24% du public.
Mais, attention, dans le réel, un projet de construction est une entreprise de longue haleine. Comptez environ deux ans avant de vous installer. Autrement dit, ne vous trompez pas, ne prenez pas les choses à la légère. Les spécialistes de J’achète en Espagne recommandent de prendre des précautions extrêmes sur ce sujet : faites appel à des professionnels de confiance, planifiez minutieusement les choses et assurez-vous d’obtenir le meilleur financement possible.
Les avantages d’acheter un terrain en Espagne
Les bénéfices d’investir dans un terrain constructible sont nombreux :
- Liberté de construction : évidemment, l’acheteur a une liberté quasiment totale pour imaginer sa construction.
- Terrains disponibles dans toutes les régions : de la Costa Brava à l’Andalousie en passant par les Îles Baléares et les Canaries, dans chaque communauté espagnole, vous trouverez des annonces de terrains à vendre. Pour trouver celui qui correspond le mieux à vos critères, faites appel à un conseiller immobilier. Nous pouvons vous orienter, contactez notre équipe directement depuis notre site.
- La rentabilité potentielle : en Espagne, le marché du terrain constructible attire de plus en plus les investisseurs parce qu’ils ont pris conscience que les prix au mètre carré sont extrêmement compétitifs. C’est une réalité qui augmente la marge de valorisation. Évidemment, ce rendement variera en fonction de la localisation du terrain et de la nature du projet. Les terrains situés dans des zones à forte demande, comme les côtes ou les grandes villes, tendent à être plus chers, plus recherchés et plus rentables. À l’inverse, dans des zones moins demandées ou plus éloignées des centres-villes, les terrains peuvent être plus abordables, mais avec un potentiel de valorisation moindre.
Les défis et les risques liés à l’achat d’un terrain et à la construction d’un bien immobilier
Ne fermons pas les yeux, il existe des risques liés à ce type d’investissement. En Espagne, acheter un terrain et y faire construire un bien immobilier nécessite peut-être encore plus de vigilance que lors de l’achat d’un logement déjà construit dans le neuf ou même dans l’ancien.
L’acheteur doit comprendre qu’il a face à lui des défis de taille :
- Trouver un terrain adapté n’est pas une mince affaire.
- En dehors des vérifications habituelles (administratives et juridiques) pour l’achat d’un logement et sur lesquelles nous reviendrons, il faudra enquêter auprès de la municipalité, car chaque détail peut avoir un impact significatif sur la faisabilité de votre projet immobilier ou sur son budget.
- Obtenir l’aval de sa banque pour financer l’achat d’un terrain et d’une construction est une tâche un peu plus complexe que pour un financement traditionnel. Nous le verrons.
- Il faudra réfléchir son projet dans les moindres détails puisque tout est à imaginer et à construire. La responsabilité du propriétaire est immense.
- Trouver des professionnels compétents pour vous accompagner. La moindre erreur peut coûter cher (la malfaçon par exemple).
- Suivre la construction jusqu’à la remise de clés par le constructeur.
Pour acheter un terrain et y faire construire sa maison, il faut donc s’armer de patience, de courage et s’investir.
Les étapes de l’achat d’un terrain et de la construction d’une maison en Espagne
À ce stade, vous vous demandez déjà comment faire pour acheter un terrain en Espagne. Pour récapituler, voici de manière schématique, les 10 étapes qui vous attendent si vous choisissez de vous lancer dans cet achat et dans la construction d’une maison en Espagne :
- Démarches administratives préalables à l’achat pour avoir le droit d’aller au bout de votre transaction.
- Établir votre budget et obtenir l’aval de votre banque pour un financement ;
- Délimiter les zones d’intérêt ;
- Trouver un ou plusieurs terrains constructibles ;
- Consulter le Registre de la Propriété, le cadastre et la municipalité pour connaître l’historique du bien, la réglementation qui l’encadre, et donc vos droits futurs ;
- Acheter le terrain et payer vos impôts ;
- Engager un architecte et une entreprise de construction ;
- Demander le permis de construire à la mairie ;
- Suivre les travaux ;
- Enregistrer le bien auprès des autorités.
Pour ne pas laisser place au doute, nous allons entrer dans le détail de ces différentes étapes tout au long de ce dossier.
Faire construire sa maison en Espagne : attention au budget
Le budget, c’est le point de départ. Ne vous fourvoyez pas, soyez honnêtes avec vos finances. Ne le surévaluez pas, mais ne le sous-estimez pas non plus.
Quels sont les différents coûts d’un projet de construction en Espagne ?
- Le terrain : son prix dépend de nombreux facteurs (localisation, nature du terrain, taille du terrain). Il existe des terrains à tous les prix, de quelques milliers d’euros à plusieurs millions. Mais, disons que la majorité du temps, le terrain doit coûter environ la moitié du coût total de votre projet.
- La construction : les coûts des travaux, en Espagne ou ailleurs, peuvent considérablement varier en fonction de différents facteurs : le type de travail à effectuer, les matériaux, la main d’œuvre ou encore la conjoncture économique. Depuis la guerre en Ukraine, par exemple, les travaux coûtent plus cher. Si l’on s’en réfère à un article publié récemment par le portail immobilier Fotocasa, construire un bien immobilier de A à Z coûte approximativement 900 € par mètre carré. Autrement dit, pour 100 mètres carrés construits, comptez à peu de chose près 100 000 euros (matériaux, main d’œuvre, licences, honoraires inclus, etc.)
Si l’on considère qu’en Espagne, le prix d’achat au mètre carré avoisine les 2 000 euros en moyenne, il est aisé de faire une bonne affaire et d’obtenir, avec des efforts, une maison qui correspond en tous points à ses attentes. - Les honoraires des différents professionnels qui interviendront dans le processus : comptez 1% du montant du terrain pour le notaire et les frais d’enregistrement (avec un minimum de 1 500€), 1-2% du prix du bien pour ceux de l’avocat, un architecte peut vous coûter entre 5 000 euros pour la fourchette basse et plusieurs dizaines de milliers d’euros pour la fourchette haute.
- Étude géotechnique : comptez autour de 1 000 euros pour une étude approfondie des sols (sont-ils mous, durs, rocheux, poreux ?). Vous ne pourrez pas faire l’économie de cette analyse. Elle vous donnera une indication décisive pour identifier de quel type de fondations votre future maison aura besoin. Les conclusions peuvent vous conduire à une négociation et influencer le prix du terrain de 5 à 20 %.
- Coûts liés à l’emprunt : comptez environ 0,5 % du montant du prêt pour les frais de dossier.
Les taxes et impôts liés à l’achat d’un terrain en Espagne
D’un point de vue fiscal, voici les taxes et impôts desquels vous devrez vous acquitter pour devenir propriétaire d’un terrain en Espagne.
- 21 % de TVA (IVA) si vous achetez le terrain à une entreprise.
- 6 à 10 % d’ITP (l’Impôt sur les Transmissions Patrimoniales, il varie selon la communauté autonome) si vous achetez à un particulier.
Comment trouver le terrain adapté ?
La recherche du terrain est peut-être l’une des étapes les plus complexes et les plus personnelles de tout le processus. De nombreux facteurs entrent en jeu ici et doivent correspondre aux désirs et aux exigences établis au préalable.
Connaître les différents types de terrains disponibles à la vente en Espagne
C’est un prérequis. Pour rechercher un terrain qui vous plaît de manière efficace, il est crucial de comprendre les différentes classifications de terrains dans le cadastre espagnol.
Voilà le lexique pour les définir :
- Suelo urbano (un terrain urbain) ;
- Suelo rústico (un terrain rustique) ;
- Suelo no urbanizable (un terrain non aménageable) ;
- Suelo urbanisable (un terrain à aménager).
Ces catégories déterminent les possibilités de construction, les restrictions et les futurs développements autour de votre propriété.
Bien qu’il soit aujourd’hui possible de construire presque n’importe où, notamment parce qu’il existe une foultitude de travaux qui permettront de rendre urbanisable un sol qui ne l’est initialement pas, les coûts de travaux peuvent considérablement augmenter si le terrain doit être transformé en profondeur. Les démarches administratives (demandes d’autorisation, justification du besoin, d’urbanisation, etc.) et le temps à consacrer au projet aussi.
Le terrain urbain
Si vous cherchez à construire en ville ou à proximité, vous devriez visiter des terrains dits “urbains”. Ils sont situés dans ou à proximité des zones urbanisées et ils bénéficient donc d’un accès aux services et à la voirie. Ils sont déjà prêts pour la construction. Vérifiez tout de même auprès de la mairie qu’ils respectent les normes et les réglementations locales. Il existe un bémol : nous l’évoquions, ce type de terrain coûte plus cher que les terrains rustiques.
Le terrain rustique
Les terrains dits “rustiques” ont l’avantage d’offrir un cadre naturel, ils disposent souvent de l’espace nécessaire pour aménager un jardin, un potager ou une piscine et ils sont souvent plus abordables. En revanche, ils peuvent comporter plus de restrictions de construction. Ils sont, en effet, principalement dédiés à l’agriculture ou protégés pour leur valeur environnementale.
Les constructions y sont donc généralement limitées, mais une autorisation spéciale peut être délivrée par les autorités si le projet respecte les plans d’urbanisme.
Terrains dits “urbanisables” vs les terrains “non urbanisables”
Les terrains urbanisables n’ont pas encore été déclarés comme des terrains constructibles, mais ils sont aptes à l’être et peuvent donc être envisagés pour votre projet. À l’inverse, on déduit facilement que les suelos no urbanizables ne peuvent pas être considérés.
Acheter un terrain en Espagne : engagez un professionnel
Nous vous déconseillons fortement de vous lancer seul dans cette recherche.
Faites-vous accompagner par un professionnel de l’immobilier. C’est le seul moyen de se prémunir contre les arnaques qui sont légion en Espagne (reportez-vous à notre article sur ce point : “Pièges et arnaques en Espagne : 16 étapes pour les éviter”). Elles sont encore plus nombreuses lorsqu’il s’agit d’un terrain : fausses informations, terrains illégaux, usurpation d’identité du propriétaire (c’est courant dans le cas de terrains laissés à l’abandon), etc. voilà les pièges dans lesquels vous pourriez tomber. Notre expertise nous a permis de détecter des vices et des incohérences, et d’aider plusieurs de nos clients à éviter des ennuis qui auraient pu, à terme, leur coûter cher.
N’hésitez pas à prendre rendez-vous en ligne avec nos agents installés en Espagne. Ils sont bilingues, connaissent le marché sur le bout des doigts et sauront tirer la sonnette d’alarme en cas de suspicion.
Comment évaluer le potentiel du terrain ?
Savoir si un appartement de trois chambres et deux salles de bains situé en centre-ville d’une grande métropole comme Barcelone ou Madrid est une bonne affaire ou si une belle finca andalouse peut se convertir en une maison d’hôtes rentable est plus facile que d’évaluer le potentiel d’un terrain. Surtout lorsqu’on n’est pas soi-même un professionnel et qu’on manque de points de comparaison.
Voici nos conseils pour bien choisir votre terrain.
Vérifier les caractéristiques de votre futur terrain : entourez-vous d’un expert technique
Avant de prendre votre décision et d’enclencher le processus d’achat d’un terrain, consultez un architecte. Il vous confirmera que vous faites le bon choix et que le terrain choisi est adapté à votre projet. Prenez garde à ne pas faire l’inverse, vous pourriez, en effet, découvrir trop tard des limitations sur votre parcelle. Vous devrez donc les contourner.
L’emplacement du terrain, c’est la clef
Il est à choisir en fonction de votre style de vie évidemment. Mais, vous le savez maintenant, un terrain situé en zone urbaine aura un coût au mètre carré beaucoup plus élevé que celui d’un terrain rustique. Il aura aussi sûrement une surface extérieure plus petite. Si vous n’êtes pas fermé à cette idée, pensez à étendre vos recherches à la périphérie des grandes villes. Vous pourriez probablement trouver des terrains plus grands et moins chers. Il y aura également moins de contraintes urbaines, et donc plus de flexibilité dans la conception de la maison.
Infrastructures élémentaires
Avant d’acheter un terrain, assurez-vous qu’il dispose de tous les services, l’alimentation en eau, l’électricité, le câblage, l’éclairage public et l’assainissement ou que vous avez le droit de les installer et pouvez facilement le faire. La municipalité vous le confirmera. Si ces services sont inexistants, cela devra aussi être considéré dans l’établissement du budget.
Vérifier les attributs du terrain
Visitez et inspectez le terrain : avant l’achat, examinez le terrain avec l’architecte choisi pour confirmer la surface, l’emplacement et d’autres caractéristiques urbanistiques et légales. Ensuite, passez en revue et évaluez différents critères :
- L’orientation : c’est la clef. L’orientation joue un rôle fondamental dans le choix d’un logement déjà construit, mais c’est encore plus vrai pour le choix d’un terrain. C’est d’elle que dépendra l’agencement de vos pièces de vie, le choix de vos matériaux de construction, les ajustements à faire pour tirer profit de la chaleur du soleil ou pour régler des problèmes potentiels d’humidité.
- Ensoleillement : il est indispensable que votre maison puisse être éclairée par la lumière naturelle, cela contribue à réduire la consommation d’électricité et de chauffage.
- L’inclinaison : les terrains en pente sont souvent moins chers que les autres. Pourquoi ? Parce qu’un terrain pentu vous limitera. Il compliquera vos travaux et ceux-ci vous coûteront plus cher.
- L’inondabilité du terrain : attention, si votre parcelle est située près de la mer par exemple (c’est tentant), il faut prévoir que le terrain puisse supporter une inondation.
- Il est important de vérifier si le terrain est affecté par d’autres servitudes. Il s’agit de droits acquis préalablement, tant par des particuliers que par des entités municipales, et qui ne pourront pas être modifiés après l’achat du terrain.
- Vous devriez également demander à la mairie le plan d’urbanisme de la zone : celui-ci peut indiquer s’il est prévu de construire dans les années à venir d’autres services ou infrastructures à proximité, ce qui peut être positif (dans le cas d’un centre commercial flambant neuf par exemple) ou négatif (une nouvelle gare, un aéroport, etc.)
Se conformer à la réglementation urbaine de la commune
La future construction qui pourra être édifiée sur le sol choisi est adossée à une législation stricte. Pour être en conformité, voici ce qu’il faut faire :
- Consulter le Plan d’Urbanisme Local (Plan General de Ordenación Urbana – PGOU) : chaque municipalité a ses propres réglementations qui déterminent l’usage des terrains et qui fixent les règles et les limitations pour construire, rénover, agrandir ou réhabiliter un logement. Le pourcentage de terrain constructible, la couleur de la façade ou le nombre d’étages peuvent être réglementés.
Sur l’île de Lanzarote, par exemple, l’une des 8 îles de l’archipel canarien, les façades ne peuvent pas être d’une autre couleur que blanche ou beige. La raison est aussi esthétique que thermique (le blanc reflète la lumière du soleil, cela permet aux habitations de rester fraîches) et les autorités sont sévères sur le sujet. - Consulter le cadastre et registre foncier : demandez une nota simple (nous dirons que c’est “la fiche d’identité du bien”) pour vérifier la légalité et les charges éventuelles associées au terrain avant la formalisation de la transaction immobilière. L’obtention d’un certificat cadastral vous permettra de vérifier l’exactitude des données fournies par le propriétaire.
- Demandez une cédula urbanística à la mairie : elle indique si le terrain peut être urbanisé et précise le type de logement pouvant être édifié et les services disponibles.
- Obtenir des licences de construction : ces licences seront nécessaires pour construire sa maison et parfois même pour des travaux mineurs.
Le processus d’achat d’un terrain en Espagne
Nous l’avons effleuré plus haut, mais, pour acheter un terrain en Espagne, vous devrez franchir plusieurs étapes. Elles sont plus nombreuses que pour l’achat d’un logement déjà construit, que ce soit dans l’ancien ou dans le neuf.
Obtention du NIE
Assurez-vous d’avoir votre NIE (Numéro d’Identification Étranger). Ce document est indispensable à l’achat d’un bien ou d’un terrain en Espagne. Sans lui, pas de transaction immobilière. Nous avons résumé ce qu’il faut savoir sur ce sujet dans cette fiche pratique : “Comment faire le NIE ?”.
Financement
Bouclez votre financement. En Espagne, la clause de rétractation pour non-obtention du prêt n’existe pas. Il est donc extrêmement important d’y voir clair sur ses possibilités financières.
Si vous avez besoin d’un prêt bancaire, il faudra vous tourner vers des banques et leur présenter votre projet. Le mieux étant d’avoir déjà contacté un architecte qui sera en mesure d’évaluer le coût et le temps nécessaires à l’exécution de votre projet. Même si c’est encore approximatif, cela vous permettra d’entamer des discussions avec les banques.
À savoir : les emprunts pour la construction fonctionnent différemment des prêts conventionnels. Il n’est pas rare que l’on vous demande d’avoir acheté le terrain avec vos fonds propres pour financer la construction. Autrement dit, préparez-vous à avoir un apport certain.
Par ailleurs, dans le cas d’un projet de construction, la banque ne verse, en général, pas sur votre compte la totalité de la somme prêtée en une fois. Elle paie chaque étape de la construction une fois qu’elle a été vérifiée.
Pour en savoir plus sur les prêts immobiliers, nous vous conseillons notre fiche : “Comment fonctionne une hypothèque en Espagne ?”.
Vérifications administratives et juridiques de vote terrain
L’acheteur doit :
- Vérifier les mètres carrés et la conformité cadastrale de la propriété ;
- Enquêter sur les projets urbanistiques éventuels liés au bien ;
- Obtenir le certificat d’enregistrement en mairie et vérifier l’absence de dettes ;
- Notez que le notaire espagnol certifie seulement la conformité de l’acte de vente sans protéger les intérêts des parties. Faites-vous assister par un avocat. Chez J’achète en Espagne, cette assistance est incluse dans les honoraires. Contactez-nous pour plus d’informations.
Signature du contrat de réservation (la señal)
- Réservez la propriété pour 2 à 5 jours avec un dépôt de 1 000 à 3 000 €.
- Si l’offre est refusée, le montant de la réservation doit être remboursé.
- Si elle est acceptée, cette somme est déduite du prix de vente.
- Attention : ne versez jamais d’argent sans contrat écrit pour éviter les fraudes.
Signature du compromis (contrat d’arras)
- Ce compromis n’est pas signé devant notaire, mais il est exigé lors de la vente.
- Il détaille les conditions de vente, l’identité des parties, l’adresse de la propriété, le prix de vente, la date limite de signature chez le notaire, les dettes existantes, les modalités de paiement, et la répartition des frais de notaire.
- Généralement, le dépôt est complété pour atteindre 10% du prix de vente.
- Si l’acheteur se rétracte, il perd la somme versée. Si c’est le vendeur, il doit rembourser le double à l’acheteur.
Pour tout savoir sur les arras, consultez notre fiche pratique : “Qu’est-ce qu’un contrat d’arras ?”.
Signature de l’acte de vente (escritura)
La vente sera finalisée devant un notaire et vous recevrez le titre de propriété de votre terrain.
Construire une maison sur un terrain acheté en Espagne
Une fois que vous avez acheté votre terrain, il est temps de passer à la construction de votre maison. Seul un architecte peut vous accompagner dans cette phase de votre projet. Il sera votre binôme dans ce processus.
Faire construire en Espagne : obtenez votre permis de construire
Pour lancer votre construction, il vous faudra obtenir le permis de construire. Il validera la conformité de votre projet avec les réglementations locales. C’est donc un indispensable et votre priorité absolue. Votre architecte et vous pourrez obtenir ce document auprès de la mairie de la localité dans laquelle se situe le terrain.
Encadrer le processus de construction : promoteur et architecte
Ensuite, il vous faudra trouver un constructeur digne de confiance. Vérifiez ses références pour éviter des déconvenues. Ne passez pas à côté d’un suivi régulier du chantier. Même si vous avez trouvé un architecte, impliquez-vous tout au long du projet. Cela nous amène au point suivant, qui est crucial.
Faire le point sur ce que vous voulez
Lorsqu’on part de zéro, tout est possible. Vous devez faire le point et de savoir ce qu’on veut avant de se lancer : de combien de mètres carrés avez-vous réellement besoin ? De combien de chambres et de salles de bain ? Préférez-vous une cuisine ouverte ou fermée ?
Licences et autorisations de construction
Une fois que vous avez finalisé la conception du projet, celui-ci doit être examiné par le Collège des architectes (il en existe dans chaque province) pour évaluer sa faisabilité. Une fois qu’il a été approuvé, il doit être présenté à la municipalité. C’est elle qui vous délivrera le permis de construire. Attention, dans les grandes villes, ce processus peut prendre jusqu’à un an.
Peut-on installer une caravane sur un terrain ?
Vous êtes nombreux à vous interroger sur ce sujet. Voici nos éléments de réponse. Installer une caravane sur un terrain constructible privé ne pose, en général, pas de problème. Cela peut, en revanche, se compliquer dans les situations suivantes :
Installer une caravane sur un terrain rustique
Cela dépend du type de terrain et de la réglementation locale.
En général, sur un terrain rustique, il y a des restrictions sévères. Vous pourriez avoir besoin d’un permis de « changement d’usage » du terrain et il y a souvent des lois qui empêchent l’installation permanente de structures non fixes comme des caravanes. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé dans l’immobilier en Espagne pour naviguer dans le cadre juridique et s’assurer que toutes les démarches sont correctement suivies. Nous travaillons avec des experts de confiance, contactez-nous.
Installer une caravane sur un terrain non constructible
En général, les terrains non constructibles sont destinés à des activités agricoles. C’est pourquoi l’installation d’une caravane sur de tels terrains peut être soumise à restrictions. Un permis peut être délivré pour une période limitée.
Alors, que se passe-t-il si une caravane est installée sur un terrain sans autorisation ? Cela peut avoir des conséquences légales. Les autorités locales peuvent imposer des amendes et exiger le retrait immédiat de la caravane. Notez que, comme toujours en Espagne, les réglementations varient d’un endroit à l’autre. Le meilleur conseil que nous puissions vous donner, c’est de vous renseigner auprès de la municipalité.
CONCLUSION
En conclusion, faire construire une maison sur un terrain en Espagne est une aventure qui demande une vraie préparation et beaucoup d’investissement personnel. En vous familiarisant avec les classifications de terrains, les risques administratifs et juridiques, les coûts et surtout, en obtenant l’aide de professionnels qualifiés, vous pouvez transformer ce rêve en réalité.