
En Espagne, le terme «okupa» désigne l’occupation de façon illégale d’un logement par une tierce personne. Cette manifestation met en garde les propriétaires pour diverses raisons: Les okupas peuvent troubler le bien-être des voisins, causer des dommages aux biens immobiliers et pires encore, générer des problèmes juridiques complexes. Face à cette menace, il est essentiel de prendre des mesures préventives et de trouver des solutions afin de protéger votre bien.
À travers ce guide complet, J’achète en Espagne vous fait découvrir les stratégies les plus efficaces pour sécuriser votre maison ou appartement contre les okupas. Nous vous partageons aussi nos conseils d’experts pour éviter l’occupation illégale de votre bien immobilier, que vous soyez résident occupe les lieux non-résident. Dans cet article, vous verrez les zones les plus touchées en Espagne, les types de biens les plus concernés, ainsi que les éventuelles dépenses que vous devez préparer pour la mise en place de mesures de sécurité.
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ACHETER en ESPAGNE : attention aux OKUPAS !
On appelle «okupa» toute personne qui, par son plein gré, aménage de façon illégal dans un bien immobilier indiqué. Le bien immobilier pourrait être un logement habité ou un bâtiment abandonné. Les squatteurs sont considérés comme okupas dès lors qu’ils occupent les lieux sans le consentement du propriétaire. Bien que ce phénomène existe depuis plusieurs décennies, il devient de plus en plus fréquent en Espagne. En 2017, l’Institut Cerdá annonçait 87 000 okupas en Espagne. Les causes les plus courantes sont la crise économique, le manque de logement abordable, et l’augmentation du nombre d’immeubles vacants.
Les okupas peuvent entrer dans un bien en forçant des portes ou en exploitant des failles de sécurité. Certains propriétaires utilisent même le mot «kidnappeurs de logement». Une fois à l’intérieur, ils modifient souvent les installations et y vivent sans payer de loyer, ce qui peut avoir des conséquences légales et financières graves pour les propriétaires.

Si les propriétaires se méfient des okupas, c’est que les conséquences peuvent être critiques. D’abord, ils n’ont plus le contrôle sur leur bien, et il est souvent impossible d’y remédier sans faire face à des démarches juridiques plus ou moins complexes. Très souvent, les okupas n’acceptent pas de quitter le logement, ce qui rend difficile la récupération de la propriété.
Pourtant, en Espagne, les frais juridiques sont élevés et il faut attendre plusieurs mois pour obtenir une résolution favorable. De plus, les okupas n’accordent pas d’importance à l’entretien du bien, la propriété peut alors souffrir de dégradations matérielles. Et si le propriétaire projette de la vendre, les dommages engendrés sont susceptibles de diminuer leur valeur marchande.
Pour la législation espagnole, leur rôle consiste avant tout à protéger les occupants d’un bien, du moins pour une durée limitée. Ce fait complique l’expulsion des okupas, car une fois installés, ils sont considérés comme des résidents classiques, bénéficiant de protections juridiques qui leur permettent de rester dans le logement pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.
C’est la raison pour laquelle certains propriétaires victimes des okupas se retrouvent dans une situation compliquée, où ils doivent attendre des mois avant de pouvoir récupérer leur bien et réaliser leur propre projet. En général, ils doivent faire appel aux autorités compétentes ou aux services spécialisés.

Source: https://proadmin.es/cuantos-okupas-hay-en-espana-2024/
En 2024, l’Espagne est l’un des pays les plus marqués par l’occupation illégale de logement. Selon les dernières statistiques, près de 10 000 cas d’occupation illégale ont été recensés l’an dernier, avec une tendance à la hausse dans certaines régions et plus particulièrement dans les grandes villes comme Barcelone, Madrid et Valence.
Face à cette situation, le gouvernement espagnol a mis en place plusieurs mesures législatives afin d’expulser facilement les okupas. Désormais, les propriétaires sont dans l’expectative, car le processus reste lent et complexe, ils doivent attendre environ 2 ans ou plus avant d’avoir une réponse. Heureusement pour elles, les communautés autonomes comme celle de Madrid ont pour leur part, pris l’initiative de résoudre le problème par leurs propres moyens. Cependant, seule la législation nationale peut prendre toute décision finale.
Les principales victimes des okupas en Espagne sont les propriétaires privés qui possèdent des logements vacants. Cependant, les banques et certaines institutions financières subissent aussi le même sort. Ces entités détiennent généralement un grand nombre de biens immobiliers. Que ce soit pour les banques ou les propriétaires privés, l’impact peut être dévastateur, tant sur le plan financier que personnel.
Les okupas envahissent surtout les zones urbaines espagnoles, notamment Madrid, Barcelone, Valence, et Séville. Si ces villes attirent, tant les okupas, c’est pour leurs caractéristiques intéressantes, à savoir:
Les quartiers les plus vulnérables se trouvent à Madrid et Barcelone, parmi lesquels on cite Eixample, Gracia, Lavapiés, et Tetuán. Dans ces zones qui sont très denses, de nombreux immeubles sont anciens et ils représentent une opportunité incontournable pour les okupas. Ces derniers sont aussi conscients qu’il est plus facile de s’introduire dans ce type de propriété.
Quant aux quartiers périphériques, ils sont moins surveillés et les logements vides se trouvent un peu partout. En guise d’exemple, la capitale espagnole connaît une hausse des cas d’occupation illégale dans ses banlieues. Il y existe aussi des quartiers où les biens sont moins chers, que ce soit à l’achat ou à la location.

Source: https://www.libremercado.com/2016-12-17/la-okupacion-se-multiplica-por-mas-de-siete-en-madrid-1276588780/
Les okupas qui sont en quête de logements temporaires s’intéressent beaucoup aux régions à forte affluence touristique. Les zones concernées sont principalement les îles Canaries, les Baléares, et les zones côtières méditerranéennes comme Costa Brava et Costa del Sol. Les biens vacants sont souvent utilisés comme résidences secondaires et certains propriétaires préfèrent les mettre en location saisonnière.
Ainsi, les maisons de vacances ou les appartements à louer sont particulièrement vulnérables, car ils restent souvent inoccupés pendant une longue période. Les okupas profitent surtout de la période en dehors de la saison touristique.
Certains okupas profitent des propriétés abandonnées ou très peu occupées dans les zones rurales. L’intérieur des terres, bien qu’elles soient moins peuplées comme Castille-la-Manche ou Andalousie, font souvent face aux problèmes d’occupations illégales. Certes, ces zones sont moins peuplées, mais elles présentent un risque important lorsque des biens y sont laissés à l’abandon ou lorsque certaines propriétés sont mal sécurisées.
Les okupas privilégient les appartements vides, ceux qui sont encore en attente de vente ou de location. Ce type de bien est courant en Espagne, certains logements restent inoccupés pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Ils ciblent aussi les habitations les moins sécurisées dans les quartiers périphériques. En effet, ils sont facilement accessibles, parfois les fenêtres sont cassées ou les portes ne sont tout simplement pas verrouillées.
Les maisons secondaires sont également des cibles courantes. Ces propriétés, utilisées de manière périodique, sont rarement surveillées et donc il est plus facile de s’y introduire. Très souvent, les propriétaires n’habitent pas en Espagne, ils y viennent juste pour les vacances. Lorsqu’une maison est laissée vide pendant une longue période, c’est une belle opportunité pour les okupas, surtout si la demeure se trouve dans une zone touristique.
Les bâtiments commerciaux ou industriels abandonnés, eux aussi, sont souvent dans des zones moins surveillées, voire pas du tout, et ils n’intéressent même pas les autorités locales. Ils représentent donc des cibles privilégiées pour les okupas. Pourtant, ces biens sont, dans la majorité des cas, assez vastes et il est plus facile de les transformer en logement temporaire. Par exemple, les usines ou les magasins qui sont fermés depuis longtemps sont faciles à occuper en toute discrétion.
Les banques disposent des biens immobiliers récupérés suite à des saisies. Ces biens sont inoccupés, et ils le restent souvent sur une longue période. Les personnes sans logement y trouvent une opportunité pour en faire leur résidence, jusqu’à ce que la banque décide de lancer une vente ou une rénovation. De plus, les banques sont plus lentes à agir en raison des démarches administratives complexes et les okupas comptent bien profiter de la situation.

Source: https://www.rtve.es/radio/20201209/okupas-epidemia-fantasma/2059520.shtml
Afin de prévenir efficacement l’occupation illégale, il est avant tout nécessaire de bien sécuriser votre propriété par des gestes plus ou moins simples.
Les systèmes d’alarme et de vidéosurveillance sont devenus des outils incontournables pour maximiser la protection d’un bien contre toute forme d’intrusion. Il existe plusieurs modèles d’alarmes, mais les plus modernes peuvent être reliées à des centres de sécurité qui réagissent immédiatement en cas de tentative.
Si vous optez pour les caméras de vidéosurveillance, veillez à les installer aux points d’accès principaux de la propriété, afin de pouvoir surveiller constamment le logement.
Si vous possédez une maison en Espagne, il est vivement conseillé de l’occuper régulièrement ou de veiller à ce qu’il soit fréquenté le plus souvent possible par une personne de confiance. Vous éviterez d’attirer l’attention des okupas. Si vous ne résidez pas dans le pays, pensez à faire appel à un service de gardiennage et à mettre en place un service de conciergerie.

Source: Policia Nacional (Police Nationale)
Récupérer un bien qui est occupé illégalement peut s’avérer très compliqué. Pour éviter de vous retrouver dans cette situation, vous devez préparer les documents en amont et les avoir à portée de main. Ces documents sont obligatoires pour justifier la propriété du bien et à faciliter toute procédure légale en cas d’okupa.
Dès lors que vous constatez qu’une tierce personne s’est procuré de votre propriété sans votre consentement, voici quelques mesures d’urgence à adopter rapidement. Voici quelques étapes clés à suivre en urgence:
Heureusement pour les propriétaires en Espagne, il existe désormais des contrats et des assurances spécifiques visant à se protéger des okupas.
Dans la majorité des cas, les entreprises de sécurité privées sont souvent les plus efficaces pour garantir la sécurité d’un bien immobilier. Ces sociétés peuvent fournir différentes gammes de services, y compris:
Les services de conciergerie comprennent la surveillance régulière de votre bien, les entretiens et réparations, et parfois même la mise en place de mesures pour éviter l’occupation illégale. L’objectif de la conciergerie consiste à entretenir et contrôler régulièrement votre propriété, ce qui permet d’éloigner les okupas.
Si vous possédez une maison en Espagne, mais que vous ne pouvez pas être présents sur place, vous aurez besoin de solutions de surveillance à distance. Les dispositifs en vogue, dont les caméras connectées, permettent de surveiller en temps réel votre bien depuis n’importe où dans le monde via une application mobile. Dès lors que la caméra constate un mouvement suspect ou un accès non autorisé instantanément, elle envoie une alerte sur votre appareil mobile.
Si vous possédez une maison ou un appartement en Espagne, et que vous n’y résidez pas, la gestion de votre bien peut s’avérer une lourde tâche. De plus, si votre bien est très peu fréquenté, les okupas risquent fort d’en profiter pour occuper les lieux. Nos experts vous proposent d’adopter des stratégies efficaces pour minimiser ce risque:
Pour sécuriser efficacement votre bien en Espagne, vous pouvez aussi rejoindre des réseaux locaux de surveillance ou de faire appel à des comités de voisinage. Ainsi, les propriétaires aux alentours pourront se soutenir mutuellement dans la surveillance de leurs propriétés, surtout en cas d’absence. En Espagne, des groupes de voisins se regroupent pour signaler toute activité suspecte et se tenir informés des risques d’intrusions dans la zone.
Ces réseaux peuvent par exemple organiser des patrouilles de sécurité communes ou recommander des prestataires de services de sécurité. Les membres du réseau se partagent des informations à travers des canaux privés. Pour les propriétaires non-résidents, pour intégrer ses réseaux, ils peuvent s’inscrire sur des plateformes numériques locales.
Avec l’avancée de la haute technologie, les systèmes de surveillance se renforcent également. De nombreuses solutions voient le jour, et peuvent être mises en place pour protéger un bien contre les okupas. Voici quelques-unes des options les plus efficaces:
Lorsque vous êtes en déplacement, le rôle des applications de surveillance consiste à vous aider dans la gestion de la sécurité de votre bien à distance. Par exemple, certaines plateformes vous permettent de connecter tous vos systèmes de sécurité (caméras, alarmes, capteurs) à une seule application.
La question sur les coûts fait toujours l’objet de préoccupation majeure pour les propriétaires. Vous avez le choix entre différents niveaux de protection et les coûts varient selon leur importance et leur efficacité.
Voici une estimation des principaux investissements:

Source: https://www.idealista.com/news/inmobiliario/vivienda/2017/05/30/746666-los-okupas-cuestan-21-4-millones-de-euros-cada-ano-a-los-propietarios-de-vivienda-de
Même si ces solutions représentent un investissement considérable, elles sont bénéfiques à long terme. Protéger un bien immobilier contre les okupas peut éviter des coûts bien plus élevés. Lorsqu’on compare les coûts d’installation des systèmes de sécurité, des assurances et des services professionnels aux risques d’occupation illégale, le rapport coût-bénéfice est largement favorable.
Il existe plusieurs associations de propriétaires en Espagne qui peuvent offrir des conseils, des ressources et un soutien en cas d’occupation illégale. Ces associations défendent les droits des propriétaires et peuvent fournir des informations utiles sur les démarches juridiques. N’hésitez pas à recherche sur Internet s’il en existe déjà dans votre communauté.
De nombreux avocats spécialisés en droit immobilier en Espagne peuvent vous guider dans les procédures légales liées à l’occupation illégale. Il est important de contacter un avocat dès que possible pour évaluer vos options et mettre en place une stratégie efficace.
Voici quelques-uns de ces services:
Les autorités locales, telles que la police nationale ou les gardes civils, sont les premiers responsables de l’intervention en cas d’intrusion illégale.
Voici quelques numéros d’urgence à savoir:
Police Nationale (Policía Nacional): 091
Numéro d’urgence : 062, 112
Siège central : Calle Guzmán el Bueno 110, 28003 Madrid
Téléphone : 915 146 000
Courriel : dg-registrocentral@guardiacivil.org
Remarque importante: Il est recommandé de contacter le 091 pour la Police Nationale ou le 062 pour la Garde Civile en cas d’intrusion illégale. Pour des situations nécessitant une assistance immédiate ou des services d’urgence variés, le 112 est également disponible.
Si vous possédez un bien immobilier en Espagne, il est indispensable de le protéger contre les okupas. Cela nécessite une approche proactive, qui combine à la fois des solutions juridiques, techniques et sécuritaires. En mettant en œuvre des mesures de sécurité appropriées, en vous entourant de professionnels qualifiés et en étant bien informé sur vos droits, vous pourrez minimiser les risques d’occupation illégale. Rappelez-vous que la prévention est essentielle, mais qu’il vaut mieux agir rapidement.