1. Valencia: retour rapide sur une crise profonde
2. Le tourisme, premier soutien de l’immobilier valencien
3. L’immobilier valencien, des prix en hausse mais toujours raisonnables
4. La crise catalane: une situation à prendre avec des pincettes
1. Valencia: retour rapide sur une crise profonde
2. Le tourisme, premier soutien de l’immobilier valencien
3. L’immobilier valencien, des prix en hausse mais toujours raisonnables
4. La crise catalane: une situation à prendre avec des pincettes
Si l’année fut chaotique à différents points de vue pour la péninsule ibérique, l’Espagne et tout particulièrement la communauté valencienne ont su relever la tête d’une longue période de crise et clôturer ainsi une année immobilière dans le vert.
Quand une crise frappe un pays, peu nombreux sont ceux qui réussissent à s’en sortir indemnes et Valencia fut l’une des plus touchées.
Si la crise fut bien sûr l’une des grandes responsables de cette dépression, il convient de relever que la politique régionale a malheureusement joué un rôle important. En effet, cette dernière s’était engagée dans une politique dépensière et superficielle.
De véritables fortunes ont été sacrifiées dans les constructions de divers complexes architecturaux, tels que la piste de Formule 1, ou encore le complexe de la Copa América.
De plus, ce ne sont pas moins de 150 millions qui furent investis dans l’édification de l’aéroport de Castellón, devenu un véritable symbole de cet argent jeté par les fenêtres. Ceci adjoint à l’explosion de la bulle immobilière, le marché ne pouvait que difficilement s’en relever.
Les conséquences furent lourdes à payer pour la communauté. Le cours de l’immobilier a chuté en moyenne de 35% entre 2008 et 2014 et les investisseurs avaient déserté la région.
Et pourtant, aujourd’hui, 9 ans après le début de la crise, Valencia apparaît comme une excellente élève et réussit une remontée admirable.

Valencia séduit, il n’y a aucun doute là-dessus. Chiffres à l’appui, alors que ceux de 2017 ne sont pas encore tombés, il est désormais certain que cette année suivra le bon exemple de sa petite sœur.
En 2016, l’aéroport de Valencia enregistrait un taux de croissance de 18% des arrivées internationales et de 17% des arrivées nationales (source: www.visitvalencia.com).
Dans la continuité, ce sont plus de 342 277 visiteurs supplémentaires ayant passé au minimum une nuit dans la ville. Cette croissance touristique s’est beaucoup ressentie en 2017.
Et ce sont notamment les français qui, après une première visite de la ville, en tombent sous le charme et décident d’acquérir un bien immobilier. Au troisième trimestre 2017, les français représentaient 8,45% des acquéreurs étrangers (source: registradores.org).
Valencia attire, Valencia séduit et surtout convint. En septembre 2017, selon l’Instituto Nacional de Estadística, le nombre de ventes de logements sur la communauté valencienne était en hausse de 13%.
Autre signe notoire de la croissance valencienne, le prix du logement a subi une hausse de 2,6% pour cette même année 2017. Cela n’enlève rien au caractère raisonnable des prix proposés par la communauté valencienne.
En comparaison avec Barcelone, le prix moyen au mètre carré s’élève à 1 648€ à Valencia, contre 4 333€ pour la capitale catalane (source: idealista.es).
Lorsqu’une crise frappe un pays, nombreux sont ceux à s’empresser de tirer des conclusions, à vouloir voir à qui cela pourrait bénéficier. Mais une chose est sûre, une crise régionale a toujours des répercussions nationales et ne profite donc à personne, il convient de traiter la situation avec prudence.
A Barcelone, la situation a commencé à se dégrader à partir du mois de Mai et à l’annonce du référendum par la Generalitat sur l’indépendance de la Catalogne. Conséquence: un net ralentissement de la hausse des prix a été observé.
Il serait donc facile et rapide de faire le lien entre cette crise et l’engouement pour des villes comme Madrid, Valencia ou encore Alicante. Mais le caractère sensible de la situation pousse à la prudence.
Plus connue, plus communicante, la troisième ville d’Espagne est parvenue à sortir la tête de l’eau suite à une crise des plus douloureuses. Aujourd’hui les chiffres sont clairement à la hausse: hausse du nombre de ventes de logements +13%, hausse de 2,6% du prix du logement et hausse de 18% des arrivées internationales sur son tarmac.
Si l’année 2017 fut belle pour la communauté valencienne, une chose est pour le moins certaine: 2018 s’annonce tout autant porteuse de succès et profitable au marché immobilier.