Decouvrez 13 faits marquants à Valencia en Espagne
La vie en Espagne
Decouvrez 13 faits marquants à Valencia en Espagne
Thomas R.
12 juillet 2020
Sommaire
1. Un projet d’autoroute à la place des jardins du Turia 2. Le Coca-Cola, une boisson valencienne 3. L’origine du nom horchata, la célèbre boisson valencienne 4. La radio a été inventé par un valencien 5. Le stylo plume a été inventé par un Valencien 6. La première œuvre littéraire Espagnole a été imprimée à Valence 7. Valencia est 30% plus grande que Paris 8. La 2ème plus petite façade du monde est à Valencia 9. Un alligator dans le Turia 10. La chauve-souris : le symbole d’une victoire 11. Le pont le plus cher du monde 12. Les Torres de Serranos et leur trésor caché 13. Des villages transformés en quartiers
Valencia est une charmante ville au climat méditerranéen qui attire de nombreux acquéreurs désirant acheter une maison ou un appartement. Alors si vous souhaitez vous installer à Valencia, il est indispensable de savoir ses 13 faits marquants sur la ville !
Un projet d’autoroute à la place des jardins du Turia
Suite à inondation de 1957, la première proposition d’occupation de ce nouvel espace a été d’affecter l’ancien canal à une autoroute à trois voies dans chaque direction, en traversant le quai historique du port ou les monuments historiques environnants tels que les tours Serrano du XIVe siècle.
Grâce à la pression des citoyens le projet n’a pas abouti et le plan général d’urbanisme de 1988 a choisi de transformer l’ancien lit de la rivière en parc urbain… ouf !
Le Coca-Cola, une boisson valencienne
Eh bien, c’est vrai, c’est une boisson valencienne, plus précisément d’Aielo de Malferit et non d’Atlanta. Après une enquête menée par la BBC britannique pour les 125 ans de Coca-Cola, il a été conclu que la boisson gazeuse est d’origine valencienne.
En effet, en 1880, un groupe d’amis a fondé une usine d’alcool et la boisson «Nuez de Kola-Coca» a commencé à être fabriqué. Il s’agit d’un sirop avec une saveur similaire à Coca-Cola pour son nom et sa couleur. Le seul critère distinctif avec le produit américain est l’alcool.
Les hommes d’affaires ont malheureusement apporté leur boisson à différents concours et expositions internationales afin de faire connaître leur invention et de pouvoir la vendre à quelqu’un d’important.
Par exemples, lors de l’Exposition universelle de Paris et le concours de boissons de Philadelphie en 1885, où un certain Pemberton, qui a remarqué la liqueur Nuez de Kola-Coca, l’a «prétendument» copiée pour la commercialiser et la rendre mondialement célèbre un an plus tard (1886). D’autres disent que des échantillons de la boisson ont été oubliés sur place.
Malgré cela, il faut dire qu’au départ, le Nuez de Kola-Coca n’était pas une boisson, mais un “tonique”, comme on peut le voir beaucoup plus haut sur la photo. En revanche, le Nuez de Kola-Coca remporté le prix «Diplôme de mérite extraordinaire obtenu à Londres en 1882», ce qui montre que ce “tonique” est bien né à Valence et qu’il commençait déjà à être connu.
Ainsi, lorsque, dans les années 50, Coca-Cola est arrivé en Espagne, une série de «procès»ont été intentés dans lesquels les héritiers de l’usine Aielo de Malferit pouvaient demander l’originalité de la recette ou l’utilisation exclusive de la marque.
Mais les Américains ont finalement achetés les droits sur la marque, non brevetée, de la précédente boisson gazeuse de l’usine d’Aielo, donnant comme option aux Valenciens de fabriquer uniquement le Nuez de Kola-Coca dans sa version alcoolisée. Le produit est toujours commercialisé et est encore enregistré en CLASSE 32 dans la classification de NICE.
Donc, quand vous pensez à l’une des plus grandes inventions de l’histoire, «pensez valencien» !
Cependant, il a été vérifié que le produit valencien a bien été enregistré auprès de la Oficina Española de Patentes y Marcas (OEPM), en tant que marque en 1903 (demande déposée le 27/04/1903 et accordée le 11/08/1903).
L’origine du nom horchata, la célèbre boisson valencienne
C’est sans aucun doute la boisson phare de Valence. Il s’agit d’une boisson sucrée fait à partir des tubercules de souchet (chufa). L’Espagne est le premier producteur du monde et l’unique producteur en Europe.
Selon une légende, le nom a commencé à être utilisé lors de la Reconquête. Lorsque Jacques Ier d’Aragon, dit le Conquérant, est arrivé dans la ville et qu’il a goûté cette boisson, offerte par une femme, il a demandé ce que c’était.
La demoiselle en question lui a expliqué qu’il s’agissait d’un lait de chufa (llet de xufa, en valencien), suite à quoi le roi s’est exclamé : “Açò no és llet, açò és OR, XATA !”, c’est-à-dire: “Ce n’est pas du lait, c’est de l’or, ma fille !”. Un mélange de mots est né entre OR et XATA, donnant l’origine supposée au mot valencien orxata.
La radio a été inventé par un valencien
Et non, ce n’est pas Guglielmo Marconi qui a inventé la radio.
Il s’est servi comme point de départ d’une invention valencienne pour l’améliorer, la développer et la faire breveter.
Le véritable créateur est Julio Cervera Baviera, un ingénieur et militaire, né à Segorbe en 1845. Il a conçu un appareil qui transmettait des messages avec un son de qualité décente sans avoir besoin de fils, c’est-à-dire la radiotéléphonie, premier pas de la radio.
Le stylo plume a été inventé par un Valencien
Symbole d’élégance, le stylo à plume est très apprécié pour sa finesse d’écriture. Et oui, il s’agit d’une invention valencienne. Francesc de Paula Martí, né à Xátiva en 1761, a conçu un tube en laiton équipé d’un réservoir qui pouvait stocker l’encre et qui avait une paroi inférieure avec une fente et un pointeur à travers lequel l’encre était dosée, permettant l’écriture.
La première œuvre littéraire Espagnole a été imprimée à Valence
En 1474, « Trobes en lahors de la Verge Maria » de Mosén Fenollar et considérée comme la prémière oeuvre imprimée en valencien. Il s’agit d’un recueil de quarante-cinq poèmes, dont quarante en valencien, quatre en espagnol et un en italien, ainsi qu’un prologue en latin.
Cela peut paraître surprenant mais Valencia, la troisième ville d’Espagne est plus grande en superficie que Paris, la capitale française : 135 km² contre 105 km². Notons cependant que la commune de Valencia s’étend jusqu’au sud du parc de l’Albufera.
La 2ème plus petite façade du monde est à Valencia
Si vous ne la connaissiez pas encore, rendez-vous au numéro 6 de la Plaza Lope de Vega, au cœur du quartier de Santa Catalina. Vous y trouverez un un bâtiment avec la façade la plus étroite d’Espagne, d’Europe et la deuxième au monde. Une façade brésilienne baptisée « La maison du métro » la devance de seulement 7 centimètres !
Un alligator dans le Turia
Il s’agit d’une légende selon laquelle il y avait dans le fleuve Turia un alligator qui terrifiait les gens qui osaient s’approcher du rivage, bien que dans certaines versions, il s’agissait d’un dragon. Seul un jeune homme a osé l’affronter, vêtu d’une armure en miroir avec laquelle il a réussi à éblouir et immobiliser la bête, ce qui lui a permis de la tuer en une seule tentative.
La chauve-souris : le symbole d’une victoire
Il existe différentes théories sur son origine, mais toutes ont un dénominateur commun : Jacques Ier d’Aragon. Parmi les plus courantes, on raconte que Jacques Ier d’Aragon, avant d’entrer dans la ville, campait sur les rives du fleuve Turia. Une nuit, une chauve-souris a atterri sur la tente du roi et a ordonné de la tuer, assurant que les chauves-souris portaient malheur.
Le pont le plus cher du monde
A Valencia, il existe de nombreux ponts qui relient les deux points de la ville. Pendant de nombreuses années, l’un d’eux a été considéré comme le pont le plus cher du monde en raison du coût élevé de son entretien.
Ce n’est autre que le Pont des Fleurs (Puente de las Flores) qui coûte pas moins de 500.000 euros d’entretien par an ! Cela était dû en grande partie au fait que toutes les fleurs étaient changées trois fois par an.
Les Torres de Serranos et leur trésor caché
Lorsque le musée du Prado était en danger et pouvait être bombardé pendant la guerre civile (1936-1939), il a été décidé de déplacer une grande partie de ses œuvres (2 000 au total) pour les sauvegarder. Parmi celles-ci : Las Meninas, dont le nom original est La familia de Felipe IV. Ce tableau, ainsi que d’autres œuvres, ont voyagé de Madrid à Valence.
Des villages transformés en quartiers
Valencia n’a pas toujours été aussi grande qu’elle l’est aujourd’hui. Autrefois, c’était une ville entourée de nombreux villages.
Des endroits qui étaient jusqu’alors des municipalités indépendantes sont devenus des quartiers de la ville. Il s’agit notamment de Campanar, Benimaclet et El Cabañal. Chacun de ses quartiers conservent aujourd’hui une identité particulière.